« Ton père, il est » : Yoda, grand maître de l’anastrophe

yodaAlors que les fans de Star Wars venaient de découvrir, avec euphorie, la bande-annonce de l’épisode VII, Le Réveil de la Force, attendu pour le mois de décembre, nous apprenions le décès de Jean Lescot, voix française d’un personnage emblématique de la saga interstellaire : maître Yoda. Ce chevalier Jedi, petit par la taille mais grand par la force, a la particularité d’être vert et d’avoir les oreilles pointues. Mais ce n’est pas tout, Yoda a marqué nos esprits en raison de son phrasé si particulier, qui cache une figure de style. Laquelle ?

Tout le monde le sait, Yoda parle « à l’envers » afin d’attirer l’attention sur un élément en particulier, placé, généralement, en début de phrase. Ainsi, quand il dit à Luke Skywalker « Ton père, il est », à propos de Dark Vador, il veut clairement insister sur le nom « père », car il sait que cette filiation est lourde de sens pour le jeune Jedi.

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« La France, elle est » : effet de style ou faute de français ?

Après l’écrivain Christiapupitren Combaz et le journaliste Franck Ferrand, c’est au tour du philosophe Alain Finkielkraut de fustiger, dans un numéro du Point, le parler du président de la République. Et dans son collimateur, la répétition du pronom personnel sujet, qui caractérise désormais les prises de parole de François Hollande. Alors, figure de rhétorique ou maladresse grammaticale ? Décryptage d’un procédé qui divise.

Du langage enfantin au discours élyséen

« La France, elle a des atouts… », « Cette politique, elle coûte à la croissance », « Les résultats, ils tardent à venir » : voici quelques-unes des tournures dont le président Hollande raffole mais qui agacent les amoureux du français. Le jugement de l’académicien Alain Finkielkraut est sans appel : « Cette syntaxe sied aux enfants, pas au chef de l’État ! »

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8 tics de langage à faire taire d’urgence !

Ils servent à meubler notre discours, à nous détacher de notre propos, à conclure sans faire le moindre effort, à interpeller notre interlocuteur (qui n’a rien demandé). Ces mots parasites trahissent notre maladresse et notre manque de maîtrise. Mais pour parvenir à s’en débarrasser, encore faut-il savoir les identifier. D’abord chez autrui, puis dans notre propre langage. Florilège.

 ___ J’avoue ___

« – Franchement, Justin Bieber, il est trop beau ! – J’avoue. »

Que vient faire l’aveu d’une culpabilité dans un échange aussi futile ? Un « oui, c’est vrai » ne ferait-il pas aussi bien l’affaire ? Relevant du langage parlé et populaire, ce « J’avoue » est à comprendre au sens de « Ça m’embête de te le dire, mais oui » ou « Je dois bien reconnaître que tu as raison ». Dans ce cas, on « avoue » pour confirmer une affirmation (positive ou négative) donnée avec force par autrui et sur laquelle on n’a pas envie de polémiquer.

« – Sérieux comment c’est galère de venir chez toi ! – J’avoue. » ou « – Sérieux comment elle est relou ta mère ! – J’avoue ». Cependant, tous les aveux ne se valent pas : « Chéri, tu m’as trompée ! – J’avoue. »

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Pléonasmes présidentiels

On a souvent raillé l’expression orale de notre Président: un « parler peuple » (naturel ou forcé?) nourri par des syncopes du type « M’sieur Pujadas, j’vais vous dire une bonne chose ».

Mais ce qu’on a pu remarquer hier, lors de son intervention TV depuis l’Élysée, c’est une forte tendance à la redondance :

« C’est toujours mieux de commencer par le point de départ pour arriver à l’arrivée. »

« Si on continue à surcharger nos entreprises de charges… »

Devant de si beaux pléonasmes, moi, j’applaudis des deux mains 😉

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