Onomatopub

Pour oublier la grisaille de cette fin août (en tout cas à Paris !), il faut bien reconnaître que les affiches publicitaires de Salvetat, sont particulièrement… salvatrices ! Bouchon que l’on dévisse, sieste sonore et chant des cigales, l’eau pétillante « qui a mis le sud en bouteille » joue avec les onomatopées pour prolonger l’été. L’occasion de revenir sur ces mots rigolos, apparus dans les bandes dessinés, et qui simulent des bruits d’objets, d’animaux ou d’êtres humains.pub_salvetat_zzzzzz_2014

– L’onomatopée PSCHITT traduit une « production rapide de gaz et son écoulement tourbillonnaire dans un orifice de petite taille ». C’est effectivement ce qu’on entend lorsqu’on ôte le bouchon d’une bouteille d’eau gazeuse ! Au sens figuré, « pschitt » a été rendu célèbre par l’ancien président Jacques Chirac. En 2001, alors qu’il était interrogé sur des polémiques dont il était la cible, il répondit « elles font pschitt ! ». Combien de « i » faut-il mettre à « pschit » ? Et combien de « t » ? C’est vous qui voyez ! L’orthographe des onomatopées est variable. Plus vous mettez de lettres, plus le bruit est censé être intense et/ou prolongé.

–> à ne pas confondre avec « psitt »  ou « pst », utilisé pour attirer discrètement l’attention.

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Et la ma-jus-cule, alors ?

Que le calembour, fondé sur les paronymes « je » et « jus » soit un peu léger, soit.
Que la formule ici détournée « Paris, je t’aime » soit éculée, pour ne pas dire pressée comme une orange, passe encore. Ce n’est pas la première fois que les publicitaires sont en panne d’inspiration !
Que l’expression finale ne veuille rien dire, alors que l’effet comique du calembour est justement basé sur une double interprétation, bon…
Mais pourquoi Paris se retrouve-t-elle dépouillée de sa majuscule ???
Enfin, à la place d’innocent, j’aurais plutôt opté pour l’accroche suivante : « On se tient au jus. »
Bien plus drôle et tendance !