Il en manque un bout !

Comment l’expression familière « bout de chou » (qui désigne un enfant mignon) est-elle devenue « bout’ chou » sur ce panneau ?

Elle a été victime non pas d’une mais de deux amputations !

panneau creche les bout'chous courbevoie

De « bout de chou » à « bout d’chou »

Ici, le « e » de la préposition « de » a disparu à l’oral, permettant une prononciation plus rapide. Or, cette nouvelle prononciation a fini par être retranscrite à l’écrit. Ce procédé, consistant à tronquer la fin d’un mot (qu’il s’agisse d’une lettre, d’une syllabe ou d’un son) est une apocope. Elle est très pratiquée par les gens « qui mangent leurs mots ». Par exemple, utiliser « t’ » à la place de « tu » (comme dans « t’as raison ») est une apocope. Prononcer « Mitt’rrand » au lieu de « Mitterrand » est une apocope. Oui, mais si l’apocope permet de gagner du temps, comment se fait-il qu’à Marseille, on ajoute à « pneu » (l’apocope de « pneumatique ») le son [eu] pour faire « peuneu » ?!!

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