Question de temps

Un film,

Deux visuels identiques,

Mais deux titres différents.

A gauche, le titre américain original, à droite celui destiné au marché français.

Ma question est : puisqu’il n’a pas été jugé utile de traduire le titre en français (cela se défend, vu les horreurs auxquelles on aboutit parfois), pourquoi l’avoir traduit… en anglais?

Notre anglais est-il trop poor pour comprendre Time Out mais pas In Time?

Au Québec, In Time est devenu « En temps ». En France, cela aurait donné « A temps ». In Time suggère donc une issue positive, un but atteint in extremis.

Mais les titres anxiogènes doivent avoir beaucoup de succès dans l’Hexagone pour que le choix se soit porté sur Time Out :  temps mort, délai dépassé…

Pour paraphraser Eric et Ramzy, je ne vois pas d’autres explications !

Notons qu’outre-Atlantique, ce film de science-fiction (« sci-fi film ») dystopique a eu comme titres provisoires I’m.mortal puis Now. Dommage, car « Je suis mortel » aurait fait un carton en France! Quant à Now, trop commun pour s’assurer un bon référencement sur Google, il a fait long feu.

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« Survivalisme »

Décidemment, l’émission Enquête exclusive d’hier soir aura été riche d’enseignements. Au-delà du fait que le genre humain (surtout celui qu’on rencontre dans l’Amérique profonde), est de plus en plus déconcertant, j’ai appris un nouveau mot : survivalisme. Si vous voulez briller en ville jusqu’au 20 décembre 2012 inclus, ou devenir vous-même survivaliste, je vous conseille de lire les lignes qui suivent.

D’après Wikipédia, le survivalisme désigne les méthodes utilisées par certains groupes ou individus qui veulent se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur. Les survivalistes se forment aux techniques de survie en construisant des abris, en stockant de la nourriture ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage. Aux États-Unis, on appellerait ces individus preppers, « ceux qui se préparent ».

Le survivalisme est également une sous-culture présente dans le cinéma, la littérature ou la bande-dessinée. Ainsi, les films Seul au monde, Into the wild, les romans Je suis une légende ou La route (également adaptés au cinéma), l’émission de télé-réalité Koh-Lanta,  sont dits survivalistes. On a l’habitude de les classer dans le genre « science-fiction » ou « catastrophe » alors qu’ils ont leur catégorie propre.

Pourtant, la notion de survivalisme semble avoir fait son temps! Dans les prochaines années, nous parlerons de néosurvivalisme. C’est ce qu’affirme Gérald Celente, le « Nostradamus américain » (ça promet!), qui est à l’origine de ce mot. Contrairement au « chacun-pour-soi » du survivalisme, le néosurvivalisme proposerait une réflexion à l’échelle collective… et surtout un concept marketing pour attirer de nouvelles recrues. Derrière un faux mot se cache pourtant un vrai business! Et quoi de mieux que de jouer sur la plus grande peur humaine pour l’alimenter?