Le parasol et autres noms composés du préfixe para-

parasolLe mois d’août touche presque à sa fin mais les parasols n’ont pas dit leur dernier mot ! Il est encore temps de nous interroger sur l’origine de leur nom formé à l’aide du préfixe para-. Si l’on devine le lien existant entre « parasol » et « parapluie » par exemple, quel rapport ces noms entretiennent-ils avec « paradoxe » et « paranormal » ? Absolument aucun, car il ne s’agit pas tout à fait du même préfixe. En effet, il n’y a pas un mais deux para- : l’un est italien, l’autre grec, et chacun a un sens bien déterminé.

Le para- italien

Le premier para-, issu de l’italien parare (« parer » en français), signifie « protéger, garantir contre quelque chose ».

Ainsi, le parasol (de l’italien parasole) est composé de para- + sole (soleil) : il protège donc du soleil. Quant au parapluie (para- + pluie), il a été formé sur le même modèle. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’on eut l’idée d’imperméabiliser les parasols pour se protéger de la pluie. Mais comment faisait-on avant ?

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

Publicités

De « rien » à « zéro » : les champions du grand écart étymologique

livreNous le savons, la langue française foisonne de surprises. Il suffit de plonger dans son étymologie pour le vérifier, etumologia en grec étant « l’étude du vrai » ! Tandis que certains mots ont vu leur sens s’atténuer (c’est le cas, par exemple, de l’adjectif aimable, littéralement « digne d’être aimé »), d’autres sont, si l’on peut dire, passés du tout au rien ou du rien au tout, à commencer par « rien » ! Non, vous n’êtes pas dans une parodie poussive d’un sketch de Raymond Devos : nous vous proposons un tour d’horizon de ces mots qui, au cours de leur histoire, ont changé de sens, de façon remarquable (au sens propre du terme). Voici nos cinq champions du grand écart étymologique.

– rien

Avant de définir l’absence de quelque chose, « rien » désignait le bien, la possession, la propriété. Le mot est issu du latin rem, accusatif de res, « chose ».

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

Lire la suite

Les caprices du trait d’union

Trait dunion’union, pas trait d’union : qui ne s’est jamais posé la question ? Il faut reconnaître que ce signe typographique a un caractère bien trempé. Destiné à lier au moins deux termes entre eux, le trait d’union permet d’identifier la nature et de comprendre le sens des mots. Mais son emploi n’est pas systématique : certains mots composés l’exigent, d’autres pas. Pour y voir plus clair, dressons la liste des cas où le trait d’union est indispensable, aléatoire et enfin absent ou en voie de disparition.

Indispensable

« Un trait d’union est une goutte de lumière ; ôtez-le, vous la supprimez », écrivait Émile Deschanel – le père de Paul – auteur et professeur au Collège de France. Ainsi, une belle fille est caractérisée par ses qualités physiques et une belle-fille par ses liens familiaux. Ce n’est pareil de faire quelque chose sur le champ (de bataille par exemple) et sur-le-champ, c’est-à-dire immédiatement.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

Ris de veau, souris d’agneau… Quels mets se cachent derrière ces mots ?

Gusteau RatatouilleLes Français aiment la bonne cuisine, et ce n’est pas la déprogrammation récente de l’émission de téléréalité culinaire Masterchef qui les fera ranger leur tablier ! Reconnaissez-le, la simple évocation de votre plat préféré vous met l’eau à la bouche… Pourtant certaines spécialités, qu’elles soient exotiques ou « du terroir », ont des appellations quelque peu équivoques. Disons-le franchement, leurs noms, souvent très imagés, ne reflètent pas du tout le contenu de votre assiette ! Sans plus attendre, levons la cloche sur ces « impostures culinaires » qui éveillent notre curiosité et que nous prenons tant de plaisir à déguster.

Le curry d’agneau

Il y a d’abord les plats dont le nom semble « à l’envers », comme le curry d’agneau. Pourquoi ne dit-on pas tout simplement de l’agneau au curry ? Pourquoi diable l’épice est-elle placée avant la viande ?

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

À trancher une bonne fois pour toutes : « en Avignon » ou « à Avignon »

Depuis le 4 juillet, les amouravignoneux de théâtre se retrouvent pour la 69e édition du Festival d’Avignon. Mais celles et ceux qui n’ont pas la chance d’habiter dans la Cité des papes vont-ils se rendre « en » Avignon ou « à » Avignon pour assister aux spectacles ? Il était grand temps de faire le point sur cette question qui divise. Voici quelques arguments pour vous aider à choisir votre « camp ».

« En Avignon » est un archaïsme

Au Moyen Âge, et jusqu’au XVIIe siècle, on employait généralement la préposition « en » devant un nom de ville.

Lire la suite sur le blog de Projet Voltaire 

Parlez-vous « minion » ?

minionsCe mercredi est marqué par la sortie tant attendue du film d’animation Les Minions. Pour celles et ceux qui auraient échappé au phénomène, les Minions sont de petits bonshommes jaunes en forme de gélule, serviteurs du redoutable Gru dans Moi, moche et méchant 1 & 2. Outre leur crétinerie, les Minions ont la particularité de parler une langue bien à eux, qui, après cette petite leçon, n’aura plus de secret pour vous.

Le « langage de la banane »

Les Minions adorent la banane – « banana » comme ils disent – au point de caser le mot, ou en tout cas la lettre « b », un peu partout dans leurs discussions. Pour dire « j’ai faim », ils s’écrient : Me want banana ! (je veux des bananes).

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

À trancher une bonne fois pour toutes : un ou une après-midi ?

dejeuner_sur_lherbeC’est une question qui nous est régulièrement posée : quel est le genre du nom « après-midi » ? Pas d’inquiétude, vous ne commettrez pas de faute en préférant le masculin au féminin ou vice versa, puisque ce nom peut prendre les deux genres, avec néanmoins une légère nuance de sens et de style. Seule l’Aadémie française a tranché la question. Suivrez-vous ses recommandations ?

Pour insister sur la durée : une après-midi

On emploie « une matinée » ou « une soirée » pour indiquer qu’une action a duré. Par exemple, en disant « j’ai passé la matinée à ranger ta chambre » on insiste sur le temps qu’on y a passé, sans doute plusieurs heures.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

Métathèse et fière de lettre !

Chaque été, la Ville de Paris ppestaclesropose un programme d’animations culturelles pour enfants qui a pour nom « les Pestacles ». Non, vous n’avez pas un problème de vue, c’est bien « pestacles » et non « spectacles » qu’il faut lire. Les organisateurs ont délibérément repris le mot tel qu’il est prononcé par les enfants pour illustrer le fait que les spectacles ont été créés spécialement pour eux. Loin d’être de la pure fantaisie, ce procédé répond au nom de « métathèse ». Employée par les enfants mais aussi les adultes (pas toujours à bon escient), fréquente dans la publicité, le cinéma ou encore la bande dessinée, la métathèse s’immisce même dans notre vocabulaire courant. Mais comment ?

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

Réseaux sociaux : comment signaler une faute d’orthographe avec tact et délicatesse

Il y a de quoi se réjouir : nous nrestez-calme-et-parlez-français-32’avons jamais autant écrit ! Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus notre principal terrain d’expression. Nous publions, partageons, commentons quantité de messages, à un rythme souvent effréné. Or, les fautes qui passaient naguère inaperçues sont désormais exposées aux yeux de tous. Elles inquiètent et agacent les défenseurs de l’orthographe, qui n’hésitent pas à signaler les moindres entorses à la langue de Voltaire… au risque de vexer, voire de blesser, ceux qui les commettent. Pour mener cette noble tâche tout en restant bienveillant, voici quelques conseils.

 1 – Dites « bonjour ».

Chez certaines personnes, la vue d’une faute provoque une réaction si vive qu’elles en oublient les formules de politesse les plus élémentaires. Alors avant de corriger quiconque, pensez à le saluer, comme c’est d’usage entre gens de bonnes manières.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

Du tricératops au vélociraptor : connaissez-vous la signification des noms de dinosaures ?

T-Rex_2-300x177Sorti mercredi dernier dans les salles, Jurassic World, le 4e volet de la saga créée par Steven Spielberg connaît un succès monstre ! Apparue dès l’enfance, notre fascination pour les dinosaures serait toujours intacte, et ne demanderait, année après année, qu’à être ravivée. Mais, derrière le frisson, que reste-t-il de nos souvenirs d’écoliers ? Qu’avons-nous retenu des noms de nos reptiles préférés ? Un simple détour par l’étymologie grecque ou latine, et nous voici plongés au cœur du Jurassique. Prêts pour les présentations ?

Commençons la visite par le plus inoffensif (ce sera le seul), le tricératops, dinosaure herbivore qui ressemble à un rhinocéros. Sa particularité ? Elle est contenue dans son nom. Il est aisé de déceler le préfixe tri-, « trois », que l’on retrouve dans de nombreux mots de la langue française comme triplé, triptyque, tripartisme, triporteur, trisomie, etc. Pour le reste, il faut avoir quelques connaissances en grec : kéras signifie « corne » et ops, « tête ». Le tricératops a littéralement une tête à trois cornes, et il lui faut au moins cela pour se défendre contre les assauts du Tyrannosaurus rex, qu’on appelle plus communément tyrannosaure ou T. rex.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire