À trancher une bonne fois pour toutes : « continuer à » ou « continuer de »

continuerVoici une question que nos lecteurs ont dû se poser au moins une fois au moment d’employer le verbe « continuer ». Avec quelle préposition se construit-il : « à » ou « de » ? Les deux ! Mais alors, laquelle choisir ? Voici quelques éléments pour se décider… une bonne fois pour toutes !

Une différence de style

À l’instar du verbe « commencer », qui s’emploie fréquemment avec la préposition « de » dans la langue écrite, la forme « continuer de » se rencontre chez de nombreux auteurs. Par exemple, Zola écrit dans La Bête humaine (1890) : « il continuait de faire chaud ».

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Les bizarreries orthographiques : délices ou supplices ?

Elledico_loupes comptent parmi les raisons qui rendent l’apprentissage et la maîtrise de l’orthographe française particulièrement difficiles. Il y a vingt-cinq ans, certaines d’entre elles ont fait l’objet de rectifications qui pénètrent peu à peu nos dictionnaires au titre de « variantes », mais qui peinent à s’imposer dans nos écrits. Pour les uns, ce ne sont que des pièges vicieux et dénués de logique ; pour les autres, elles font le sel de notre langue. Voici quelques exemples de bizarreries ou anomalies orthographiques qui, bien souvent, nous donnent du fil à retordre !

  • La trahison familiale

Le nom chariot vient du latin carrus et s’est écrit charrioz en ancien français. Tous les mots de sa famille comme « charrier », « charrette », « charrue », « carriole » et « carrosse » ont deux « r », sauf lui !

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À trancher une bonne fois pour toutes : « au temps pour moi ! »

Pourquoi l’expression « au temps pour moi » est-elle si souvent travestie en « autant pour moi » ? Il suffit pourtant de se référer à l’origine de l’expression pour en connaître le sens, et donc l’orthographe : « au temps ». Pourtant les « autant » emportent, non pas le vent, mais une adhésion de plus en plus forte. Au point de diviser des familles entières lors du déjeuner dominical. Entre la poire et le fromage, tranchons cette querelle une bonne fois pour toutes !

Commençons par faire les présentations. « Au temps pour moi ! » est ce qu’on appelle une phrase averbale, c’est-à-dire qu’elle ne contient pas de verbe. Les phrases averbales sont fréquentes dans les interrogations et les exclamations, et pas seulement dans la langue parlée.

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Communiqué : sortie de mon livre « 99 dessins pour ne plus faire de fautes »

couv 3D«Cession» ou «session»? «Filtre» ou «philtre»? «Pause» ou «pose»? «Ballade» ou «balade»? Et où mettre l’accent sur «chômage» et «diplôme»? La langue française regorge de pièges dans lesquels nous tombons quotidiennement. 

Sandrine Campese a donc imaginé une méthode simple et inédite : rendre les règles orthographiques… graphiques !

Voici 99 dessins efficaces qu’il vous suffit de mémoriser pour ne plus jamais faire la faute. Chaque dessin est accompagné d’un texte clair qui rappelle les règles de base, revient sur l’étymologie et n’oublie pas de signaler les fameuses exceptions.

« Un guide pratique épatant, 100 % inédit et diablement efficace »

Avec le soutien du logo-projet-voltaire

Spécialiste de la langue française, Sandrine Campese est notamment l’auteure d’Orthotweet.

Ohé, du bateau ! Mode d’emploi des interjections en « h »

Ah ou ha ? Eh ou  ? Oh ou ho ? En ancien français, c’était plus simple : ces interjections he_ho_7_nainss’écrivaient « a », « e » et « ô » ! Aujourd’hui, on ne sait pas toujours quelle forme employer. Popularisées par les grands auteurs du théâtre classique comme Molière, Racine ou Corneille, elles ont chacune leur subtilité et ne sauraient être confondues. Pour ne plus se tromper, il suffit de suivre le mode d’emploi !

Commençons par la première lettre de l’alphabet : l’interjection « ah » marque toujours un sentiment vif, qu’il s’agisse de plaisir, de douleur, d’admiration ou d’impatience. Exemple : « Ah ! fâcheuses nouvelles pour un cœur amoureux ! » (Molière, Les Fourberies de Scapin).

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Trucs & astuces pour retenir le genre des noms

Un échappatoire ou une échamasculin-femininppatoire ? Un obélisque ou une obélisque ? Un aromate ou une aromate ? Le genre de certains noms de la langue française est aussi énigmatique que le sexe des anges ! Masculins ? Féminins ? Pour se décider, il est possible de s’aider en pensant à d’autres mots dont la forme est proche ou qui ont la même origine. Voici des moyens mnémotechniques, qui, par association d’idées, ou en tout cas de sonorités, permettent de retenir le genre de quelques noms qui nous mènent la vie dure !

Les féminins

Honneur aux dames ! Sont de genre féminin les noms suivants :

– une hécatombe, car on dit « une tombe » ;

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À trancher une bonne fois pour toutes : « au jour d’aujourd’hui »

calendrierRarement tic de langage n’aura plus divisé les Français ! « Au jour d’aujourd’hui » : certains l’emploient spontanément, se moquant qu’il soit redondant. D’autres bannissent l’expression, s’agacent en l’entendant. A-t-on raison d’être aussi intransigeant ? Avant de trancher une bonne fois pour toutes, quelques arguments :

Genèse d’un vieux pléonasme

Ce n’est pas l’histoire de Oui-Oui, mais celle de hui, un petit mot d’ancien français né au XIe siècle, qui signifiait « le jour où l’on est ».

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La majuscule, tout un art !

Pourquoi utiliser des majLa Jocondeuscules, c’est-à-dire des lettres plus grandes, en début de mot ? Pour distinguer, par exemple, un état grippal d’un État fédéral, l’océan Pacifique d’un océan pacifique, c’est-à-dire calme et paisible. De même, il est plus agréable d’arriver à la Réunion qu’en réunion ! Loin d’être un détail, la majuscule est indispensable pour éclairer le sens d’un mot et son oubli constitue une faute. Si les exemples cités vous sont familiers, plus épineux sont les cas où les majuscules entrent dans la composition du titre d’une œuvre.

Les titres d’œuvres commencent tous par une majuscule. La question est de savoir si les autres mots qui les composent en prennent une aussi. Voici les cinq principales règles à connaître :

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Savez-vous nommer les fautes ?

Les fa??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????utes, on en commet, on les ignore, on les pardonne, on les corrige, on les déteste, on les combat, mais connaît-on leurs petits noms ? Pour commencer, on appelle cacophonie le fait de mal écrire un mot. Et si l’on est fâché avec l’orthographe depuis l’école, qu’on a mal assimilé ses règles, on souffre sans doute de dysorthographie. Essayons à présent d’établir une typologie des fautes les plus courantes.

Fautes lexicales et grammaticales

– Si vous écorchez un mot en écrivant, par exemple, « aéropage » pour aréopage, « infractus » pour infarctus, « omnibuler » pour obnubiler, vous commettez un barbarisme. À en croire l’étymologie, cela signifie que vous « parlez comme un barbare » en employant des « expressions vicieuses » !

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À une lettre près : « cyclope » et « cyclone »

Voici deux noms qui, non contents d’être les mêmes à une lettre près, se suivent dans le dictionnaire. Mais leurs cyclope monstres et ciesimilitudes ne s’arrêtent pas là : « cyclope » et « cyclone » ont une étymologie commune et se font écho dans une expression courante.

Un cyclope est, dans la mythologie grecque, un géant qui n’a qu’un œil au milieu du front. Un cyclone est une tempête qui balaye la terre ou la mer en tournant sur elle-même.

Vous avez remarqué que les deux définitions reposent sur l’idée de cercle ou de mouvement circulaire ? Bravo, vous avez l’œil !

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