Le mercredi, c’est dictée !

Dictée de l'association le 14

Publicités

« La nouvelle orthographe ne chasse pas l’ancienne »

Sandrine Campese, auteure de 99 dessins pour europe 1ne plus faire de fautes était l’invitée de David Abiker, samedi matin, pour revenir sur la réforme de l’orthographe, qui suscite de vives réactions.

Pas moins de 2.400 mots pourront s’écrire plus simplement à la rentrée prochaine. Sandrine Campese, coach en orthographe et auteur du blog Plume à poil, était l’invitée de David Abiker sur Europe 1, samedi matin, dans C’est arrivé cette semaine. Alors que la réforme de l’orthographe sera appliquée en septembre prochain, cette spécialiste a réagi.

Lire la suite sur le site d’Europe 1

Réforme de l’orthographe : 10 raisons de ne pas y être opposé

ognon« Gloire à la médiocrité ! », « Pays de merde ! », « J’ai mal à ma France ! », « C’est horrible ! », « Un vrai scandale ! », « Destruction de notre culture ! », « Quelle honte ! », « C’est une catastrophe ! », « Bienvenue en idiocratie ! ». Depuis hier matin, les réseaux sociaux s’enflamment. La cause ? Des tolérances orthographiques élaborées il y a 26 ans feront leur entrée dans les manuels scolaires à la rentrée prochaine.

Passé la vive émotion, totalement compréhensible, on peut s’interroger sur la vraie nature de cette réforme, exemples à l’appui. Amoureuse de la langue française, j’ai décidé, pour une fois, de me faire l’avocat(e) du diable !

1. C’est un vieux cheval de bataille

Déjà, en 1550, il était question de rendre l’orthographe conforme à la prononciation, pour permettre au peuple, principalement constitué de paysans illettrés, d’avoir une chance d’accéder aux livres, et donc au savoir (déjà, le nivellement par le bas !). Si l’on en croit les mauvaises langues, c’est l’inverse qui se produisit. Henri Estienne, imprimeur du roi François Ier, aurait fait exprès de complexifier le français en lui ajoutant des lettres venues du latin et du grec. C’est ainsi que l’orthographe française, d’abord phonétique, serait devenue étymologique. Par la suite, les réformes se sont succédé : 1718, 1740, 1835, 1878 et 1990, époques à laquelle, rappelons-le, le langage SMS n’était pas entré en vigueur.

2. Elle ne marquera pas l’histoire de notre langue

La réforme de 1990 est sans commune mesure avec celle de 1835, qui a conféré à l’orthographe française sa tournure contemporaine. Parmi les rectifications majeures, le passage de « oi » à « ai ». Jusqu’alors, on disait « français » mais on écrivait « françois ». La graphie a fini par se conformer à la prononciation. Autre changement : le pluriel en « –nts ». Auparavant, on écrivait des dens, des enfans, des savans… Comment l’opinion a-t-elle accueilli cette « révolution » que personne aujourd’hui n’oserait remettre en cause ? Difficile à dire : les réseaux sociaux n’existaient pas…

 3. Elle n’est pas sortie du chapeau de quelques illuminés

Des experts ont été réunis en un Conseil supérieur de la langue française. À sa tête : Bernard Cerquiglini, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, spécialiste de l’histoire des langues. Les autres membres sont tous d’éminents linguistes, grammairiens, professeurs, éditeurs de dictionnaires… De plus, ces modifications ont reçu la bénédiction de l’Académie française, autorité dont tous les amoureux de notre langue, parmi lesquels les puristes les plus tenaces, se réclament aujourd’hui.

Lire la suite sur le site du Plus / Nouvel Obs

 

À trancher une bonne fois pour toutes : « par contre » ou « en revanche » ?

dicoVoici une querelle bien connue des grammairiens qui a divisé nos meilleurs auteurs. Commet-on une faute en employant la locution « par contre » ? Avez-vous le droit de reprendre votre voisin sans risquer de passer pour un vilain puriste ? N’y a-t-il qu’« en revanche » qui trouve grâce à vos yeux ? En lisant ce qui suit, vous pourrez vous décider en connaissance de cause, et, le plus important, justifier votre choix avec de solides arguments !

« Par contre » est une vieille locution

On aurait tort de penser que la locution « par contre » est d’apparition récente, et qu’elle est le reflet d’une époque où « tout fout l’camp », où l’on ne sait plus parler correctement. Corrigeons cette idée reçue sans plus tarder : « par contre » a été attesté pour la première fois au XVIe siècle dans les écrits de Jean Calvin, un pasteur et un théologien pas particulièrement porté sur la fantaisie. De la même époque datent les équivalents anglais (calque du latin) per contra et italien per contro, qui se sont imposés sans difficulté.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

Vous avez le choix ! Ces mots à deux orthographes

Qui a dit que le français étcleait une science exacte ? Preuve que l’orthographe est en constante mutation, certains mots de notre belle langue ont deux orthographes, parfois même trois ou quatre ! Généralement, une graphie vieillie existe aux côtés d’une graphie moderne, cette dernière n’ayant pas réussi à chasser définitivement son ancêtre. Voici une liste de dix termes que nous pouvons écrire de différentes façons. Bien sûr, le contexte peut parfois nous aider à choisir.

 Bistro et bistrot

Les deux graphies sont apparues à la fin du XIXe siècle, à quelques années d’écart. L’étymologie la plus répandue est une adaptation du russe bystro signifiant « vite ». Selon l’anecdote, les cosaques occupant Paris en 1814 prononçaient ce mot pour être servis plus rapidement au cabaret. Cette origine a finalement été écartée pour des raisons chronologiques.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

Les caprices du trait d’union

Trait dunion’union, pas trait d’union : qui ne s’est jamais posé la question ? Il faut reconnaître que ce signe typographique a un caractère bien trempé. Destiné à lier au moins deux termes entre eux, le trait d’union permet d’identifier la nature et de comprendre le sens des mots. Mais son emploi n’est pas systématique : certains mots composés l’exigent, d’autres pas. Pour y voir plus clair, dressons la liste des cas où le trait d’union est indispensable, aléatoire et enfin absent ou en voie de disparition.

Indispensable

« Un trait d’union est une goutte de lumière ; ôtez-le, vous la supprimez », écrivait Émile Deschanel – le père de Paul – auteur et professeur au Collège de France. Ainsi, une belle fille est caractérisée par ses qualités physiques et une belle-fille par ses liens familiaux. Ce n’est pareil de faire quelque chose sur le champ (de bataille par exemple) et sur-le-champ, c’est-à-dire immédiatement.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

À trancher une bonne fois pour toutes : « en Avignon » ou « à Avignon »

Depuis le 4 juillet, les amouravignoneux de théâtre se retrouvent pour la 69e édition du Festival d’Avignon. Mais celles et ceux qui n’ont pas la chance d’habiter dans la Cité des papes vont-ils se rendre « en » Avignon ou « à » Avignon pour assister aux spectacles ? Il était grand temps de faire le point sur cette question qui divise. Voici quelques arguments pour vous aider à choisir votre « camp ».

« En Avignon » est un archaïsme

Au Moyen Âge, et jusqu’au XVIIe siècle, on employait généralement la préposition « en » devant un nom de ville.

Lire la suite sur le blog de Projet Voltaire 

À trancher une bonne fois pour toutes : un ou une après-midi ?

dejeuner_sur_lherbeC’est une question qui nous est régulièrement posée : quel est le genre du nom « après-midi » ? Pas d’inquiétude, vous ne commettrez pas de faute en préférant le masculin au féminin ou vice versa, puisque ce nom peut prendre les deux genres, avec néanmoins une légère nuance de sens et de style. Seule l’Aadémie française a tranché la question. Suivrez-vous ses recommandations ?

Pour insister sur la durée : une après-midi

On emploie « une matinée » ou « une soirée » pour indiquer qu’une action a duré. Par exemple, en disant « j’ai passé la matinée à ranger ta chambre » on insiste sur le temps qu’on y a passé, sans doute plusieurs heures.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire

Réseaux sociaux : comment signaler une faute d’orthographe avec tact et délicatesse

Il y a de quoi se réjouir : nous nrestez-calme-et-parlez-français-32’avons jamais autant écrit ! Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus notre principal terrain d’expression. Nous publions, partageons, commentons quantité de messages, à un rythme souvent effréné. Or, les fautes qui passaient naguère inaperçues sont désormais exposées aux yeux de tous. Elles inquiètent et agacent les défenseurs de l’orthographe, qui n’hésitent pas à signaler les moindres entorses à la langue de Voltaire… au risque de vexer, voire de blesser, ceux qui les commettent. Pour mener cette noble tâche tout en restant bienveillant, voici quelques conseils.

 1 – Dites « bonjour ».

Chez certaines personnes, la vue d’une faute provoque une réaction si vive qu’elles en oublient les formules de politesse les plus élémentaires. Alors avant de corriger quiconque, pensez à le saluer, comme c’est d’usage entre gens de bonnes manières.

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire 

À trancher une bonne fois pour toutes : « continuer à » ou « continuer de »

continuerVoici une question que nos lecteurs ont dû se poser au moins une fois au moment d’employer le verbe « continuer ». Avec quelle préposition se construit-il : « à » ou « de » ? Les deux ! Mais alors, laquelle choisir ? Voici quelques éléments pour se décider… une bonne fois pour toutes !

Une différence de style

À l’instar du verbe « commencer », qui s’emploie fréquemment avec la préposition « de » dans la langue écrite, la forme « continuer de » se rencontre chez de nombreux auteurs. Par exemple, Zola écrit dans La Bête humaine (1890) : « il continuait de faire chaud ».

Lire la suite sur le blog du Projet Voltaire