À trancher une bonne fois pour toutes : « par contre » ou « en revanche » ?

dicoVoici une querelle bien connue des grammairiens qui a divisé nos meilleurs auteurs. Commet-on une faute en employant la locution « par contre » ? Avez-vous le droit de reprendre votre voisin sans risquer de passer pour un vilain puriste ? N’y a-t-il qu’« en revanche » qui trouve grâce à vos yeux ? En lisant ce qui suit, vous pourrez vous décider en connaissance de cause, et, le plus important, justifier votre choix avec de solides arguments !

« Par contre » est une vieille locution

On aurait tort de penser que la locution « par contre » est d’apparition récente, et qu’elle est le reflet d’une époque où « tout fout l’camp », où l’on ne sait plus parler correctement. Corrigeons cette idée reçue sans plus tarder : « par contre » a été attesté pour la première fois au XVIe siècle dans les écrits de Jean Calvin, un pasteur et un théologien pas particulièrement porté sur la fantaisie. De la même époque datent les équivalents anglais (calque du latin) per contra et italien per contro, qui se sont imposés sans difficulté.

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Vous avez le choix ! Ces mots à deux orthographes

Qui a dit que le français étcleait une science exacte ? Preuve que l’orthographe est en constante mutation, certains mots de notre belle langue ont deux orthographes, parfois même trois ou quatre ! Généralement, une graphie vieillie existe aux côtés d’une graphie moderne, cette dernière n’ayant pas réussi à chasser définitivement son ancêtre. Voici une liste de dix termes que nous pouvons écrire de différentes façons. Bien sûr, le contexte peut parfois nous aider à choisir.

 Bistro et bistrot

Les deux graphies sont apparues à la fin du XIXe siècle, à quelques années d’écart. L’étymologie la plus répandue est une adaptation du russe bystro signifiant « vite ». Selon l’anecdote, les cosaques occupant Paris en 1814 prononçaient ce mot pour être servis plus rapidement au cabaret. Cette origine a finalement été écartée pour des raisons chronologiques.

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Le mot juste : chaussure ou soulier ?

soulier
Pour aborder sereinement la rentrée, plus question de se lever du mauvais pied : vous avez troqué vos tongs et vos espadrilles contre une paire de souliers flambant neufs. Enfin, de chaussures ! Souliers, chaussures… c’est la même chose, non ? Pourtant, aux Galeries Lafayette, le rayon permettant d’habiller ses pieds est très explicitement nommé « chaussures et souliers ». Si ces deux mots étaient synonymes, pourquoi le grand magasin s’évertuerait-il à faire le distinguo ? Pour être fixés, ouvrons le dictionnaire !

Chaussure, le terme générique

Comme son nom l’indique, la chaussure sert à « chausser », à envelopper le pied. Or le verbe chausser est issu du latin calceare, lui-même dérivé de calceus signifiant « soulier ». Par conséquent, c’est la chaussure qui a emboîté le pas au soulier, et non l’inverse.

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Disque dur, virus, capture : votre ordinateur vous veut-il du bien ?

Fini les vacances ! À part queordilques chanceux qui n’ont pas encore rangé leurs parasols, nous avons tous repris le « chemin des écoliers ». Et si, durant l’été, nous étions parvenus à laisser de côté notre ordinateur, afin de « déconnecter » comme on dit, ce dernier est de nouveau omniprésent dans notre quotidien. Cette rentrée est l’occasion de nous interroger sur les mots de l’informatique et de l’internet que nous employons chaque jour. Constat troublant : la plupart d’entre eux relèvent d’un champ lexical plutôt inquiétant ! Pour en juger, voici quelques exemples qui ne laissent pas indifférent.

Un monde de brutes ?

Vous tapez sur un clavier, vous écrasez un dossier, vous exécutez une tâche, vous éjectez un disque, vous rognez une image, vous coupez ou supprimez un fichier… La liste est longue des verbes de l’informatique qui dénotent une certaine violence.

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Voltaire, le jongleur de lettres

voltaireSi, par sa correspondance fleuve et ses voyages, Voltaire a abreuvé l’Europe de français,s’il a été un précurseur dans la modernisation de notre graphie, s’il a enrichi notre vocabulaire (tout en bannissant les abus de langage), il aimait par-dessus tout jouer avec les mots pour créer pseudonymes et devises, rébus et devinettes. Cette facette du philosophe, parfois méconnue mais qui transparaît dans le nom qu’il s’est choisi et qui est passé à la postérité, témoigne de sa finesse et de sa facétie. La preuve par six.

AROUET

C’est le vrai nom de Voltaire, dont la consonance – « à rouer » – prit tout son sens le soir du 6 février 1726. Au sortir d’un dîner chez le duc de Sully, des hommes de main du chevalier de Rohan – à qui Voltaire avait lancé la fameuse pique « Mon nom je le commence, vous, vous finissez le vôtre ! » – se jetèrent sur lui et le rouèrent de coups de bâton. Alors âgé de 32 ans et poète à succès, il sera marqué à vie par cet épisode malheureux.

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De « rien » à « zéro » : les champions du grand écart étymologique

livreNous le savons, la langue française foisonne de surprises. Il suffit de plonger dans son étymologie pour le vérifier, etumologia en grec étant « l’étude du vrai » ! Tandis que certains mots ont vu leur sens s’atténuer (c’est le cas, par exemple, de l’adjectif aimable, littéralement « digne d’être aimé »), d’autres sont, si l’on peut dire, passés du tout au rien ou du rien au tout, à commencer par « rien » ! Non, vous n’êtes pas dans une parodie poussive d’un sketch de Raymond Devos : nous vous proposons un tour d’horizon de ces mots qui, au cours de leur histoire, ont changé de sens, de façon remarquable (au sens propre du terme). Voici nos cinq champions du grand écart étymologique.

– rien

Avant de définir l’absence de quelque chose, « rien » désignait le bien, la possession, la propriété. Le mot est issu du latin rem, accusatif de res, « chose ».

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Du tricératops au vélociraptor : connaissez-vous la signification des noms de dinosaures ?

T-Rex_2-300x177Sorti mercredi dernier dans les salles, Jurassic World, le 4e volet de la saga créée par Steven Spielberg connaît un succès monstre ! Apparue dès l’enfance, notre fascination pour les dinosaures serait toujours intacte, et ne demanderait, année après année, qu’à être ravivée. Mais, derrière le frisson, que reste-t-il de nos souvenirs d’écoliers ? Qu’avons-nous retenu des noms de nos reptiles préférés ? Un simple détour par l’étymologie grecque ou latine, et nous voici plongés au cœur du Jurassique. Prêts pour les présentations ?

Commençons la visite par le plus inoffensif (ce sera le seul), le tricératops, dinosaure herbivore qui ressemble à un rhinocéros. Sa particularité ? Elle est contenue dans son nom. Il est aisé de déceler le préfixe tri-, « trois », que l’on retrouve dans de nombreux mots de la langue française comme triplé, triptyque, tripartisme, triporteur, trisomie, etc. Pour le reste, il faut avoir quelques connaissances en grec : kéras signifie « corne » et ops, « tête ». Le tricératops a littéralement une tête à trois cornes, et il lui faut au moins cela pour se défendre contre les assauts du Tyrannosaurus rex, qu’on appelle plus communément tyrannosaure ou T. rex.

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À trancher une bonne fois pour toutes : « au temps pour moi ! »

Pourquoi l’expression « au temps pour moi » est-elle si souvent travestie en « autant pour moi » ? Il suffit pourtant de se référer à l’origine de l’expression pour en connaître le sens, et donc l’orthographe : « au temps ». Pourtant les « autant » emportent, non pas le vent, mais une adhésion de plus en plus forte. Au point de diviser des familles entières lors du déjeuner dominical. Entre la poire et le fromage, tranchons cette querelle une bonne fois pour toutes !

Commençons par faire les présentations. « Au temps pour moi ! » est ce qu’on appelle une phrase averbale, c’est-à-dire qu’elle ne contient pas de verbe. Les phrases averbales sont fréquentes dans les interrogations et les exclamations, et pas seulement dans la langue parlée.

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À trancher une bonne fois pour toutes : « au jour d’aujourd’hui »

calendrierRarement tic de langage n’aura plus divisé les Français ! « Au jour d’aujourd’hui » : certains l’emploient spontanément, se moquant qu’il soit redondant. D’autres bannissent l’expression, s’agacent en l’entendant. A-t-on raison d’être aussi intransigeant ? Avant de trancher une bonne fois pour toutes, quelques arguments :

Genèse d’un vieux pléonasme

Ce n’est pas l’histoire de Oui-Oui, mais celle de hui, un petit mot d’ancien français né au XIe siècle, qui signifiait « le jour où l’on est ».

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Prénoms : ce que l’étymologie nous révèle

Certains parents choisissent le pLouis_XIV_of_Francerénom de leur enfant parce qu’il est joli, original et qu’ilsonne bien. D’autres, ne voulant rien laisser au hasard, se renseignent sur son origine, son histoire et son sens. Collera-t-il à la personnalité du nouveau-né ? Lui portera-t-il chance tout au long de sa vie ? Comme souvent, l’étymologie nous permet d’y voir plus clair. Alors,portez-vous un prénom viril, puissant, divin ou serein ? Voici quelques prénoms incontournables et leurs significations. Les prénoms virils

Pas étonnant que le prénom Charles ait été porté par autant de souverains ! Signifiant « homme fort » (Karl en allemand), il incarne le mâle vigoureux.

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