Métathèse et fière de lettre !

Chaque été, la Ville de Paris ppestaclesropose un programme d’animations culturelles pour enfants qui a pour nom « les Pestacles ». Non, vous n’avez pas un problème de vue, c’est bien « pestacles » et non « spectacles » qu’il faut lire. Les organisateurs ont délibérément repris le mot tel qu’il est prononcé par les enfants pour illustrer le fait que les spectacles ont été créés spécialement pour eux. Loin d’être de la pure fantaisie, ce procédé répond au nom de « métathèse ». Employée par les enfants mais aussi les adultes (pas toujours à bon escient), fréquente dans la publicité, le cinéma ou encore la bande dessinée, la métathèse s’immisce même dans notre vocabulaire courant. Mais comment ?

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Ces marques qui ont l’air latines… mais qui ne le sont pas !

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Un précédent billet faisait l’inventaire des marques aux noms latins ou dérivés du latin. Et elles étaient nombreuses ! Pour autant, il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse et croire que tous les mots finissant en -us ou en -ex sont issus de la langue de Cicéron. Il était donc indispensable de dresser la liste des faux amis, c’est-à-dire de ces marques qui ont tout l’air d’être latines, mais qui ne le sont pas !

1- Les mots-valises

La plupart des marques qui « font latines » sont en réalité des mots-valises formés à partir des premières lettres ou syllabes d’au moins deux mots : Ainsi, SPONTEX est la contraction des mots « spongieux » et « textile » ; TAMPAX, celle de « tampon » et « pack », à laquelle on a ajouté un « x ».

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Ces marques aux noms latins ou inspirés du latin

À l’heure où l’enseignement du latin à l’école est menacé, il est bon de rappeler à quel point cette langue « morte » (sur)vit à nos côtés. Rappelons que 80 % de notre vocabulaire a une origine latine. Mieux, nous employons couramment de nombreux mots et expressions en latin. Mais ce n’est pas tout ! Bon nombre de marques de produits ou de services que nous utilisons au quotidien portent des noms latins ou fortement inspirés du latin. Voici la liste de ceux que nous lisons et que nous prononçons à chaque étape de notre journée.nivea-creme-300x217

1 – Se préparer

Pour vous laver, vous utilisez peut-être un gel douche de la marque SANEX (sanus, « sain »), puis vous enduisez votre corps de crème hydratante NIVEA (nix, nivis, « neige »). Vous terminez votre rituel de toilette en vous brossant les dents avec du dentifrice aux plantes de chez VADEMECUM (vade mecum, « va avec moi »).

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Les fruits Oasis, trop pressés avec l’orthographe !

Oasis est sans doute l’une des marques dont les publicités sont les plus appréciées, et pour cause ! La boisson aux fruits sans bulles nous régale depuis plusieurs années avec des jus jeux de mots savoureux.

Pour le plaisir, voici quelques exemples de calembours qui font la popularité d’Oasis : – Les noms des personnages : Ramon ta fraise, Jude Citron, Frambourgeoise, Mangue Debol, Alan Anas, etc. – La signature de la marque : Be fruit, par analogie avec Be free, etc. – Ses répliques mythiques et ses nombreuses accroches qui surfent sur l’actualité  (cinéma, foot…) : Faites du fruit, On va tous mûrir, Pour la beauté du zeste, La vérité si je mangue, Ici c’est Poiris, Fiers d’être mûrseillais, etc.

Oui, mais voilà, sur ses dernières affiches spécialement conçues pour les usagers du métro, Oasis a fait une faute.

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Si si, je vous assure ! Sur l’affiche ci-dessous, insérée sur le côté d’un distributeur de boissons, on peut voir Enrico l’Abricot brandir une bouteille d’Oasis. Le slogan est le suivant : « POUSSEZ PAS, ON EST PAS PRESSÉ ».

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Onomatopub

Pour oublier la grisaille de cette fin août (en tout cas à Paris !), il faut bien reconnaître que les affiches publicitaires de Salvetat, sont particulièrement… salvatrices ! Bouchon que l’on dévisse, sieste sonore et chant des cigales, l’eau pétillante « qui a mis le sud en bouteille » joue avec les onomatopées pour prolonger l’été. L’occasion de revenir sur ces mots rigolos, apparus dans les bandes dessinés, et qui simulent des bruits d’objets, d’animaux ou d’êtres humains.pub_salvetat_zzzzzz_2014

– L’onomatopée PSCHITT traduit une « production rapide de gaz et son écoulement tourbillonnaire dans un orifice de petite taille ». C’est effectivement ce qu’on entend lorsqu’on ôte le bouchon d’une bouteille d’eau gazeuse ! Au sens figuré, « pschitt » a été rendu célèbre par l’ancien président Jacques Chirac. En 2001, alors qu’il était interrogé sur des polémiques dont il était la cible, il répondit « elles font pschitt ! ». Combien de « i » faut-il mettre à « pschit » ? Et combien de « t » ? C’est vous qui voyez ! L’orthographe des onomatopées est variable. Plus vous mettez de lettres, plus le bruit est censé être intense et/ou prolongé.

–> à ne pas confondre avec « psitt »  ou « pst », utilisé pour attirer discrètement l’attention.

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Pub, ciné : les mots-valises s’emportent partout

Décidément, la langue française a la cote dans la publicité automobile ! Après Renault en septembre dernier, c’est au tour de Volkswagen de s’amuser avec les mots.

Une nouvelle série de spots montre l’indécision des clients qui aimeraient repartir avec toutes les voitures de la gamme.

L’un de ces spots, intitulé Tourolf, utilise des mots-valises, c’est-à-dire des néologismes formés par la fusion de deux autres mots. Ainsi, « Tourolf  » est un mot-valise construit à partir de « Touran » et de « Golf », deux modèles de la « voiture du peuple ».

Toujours dans ce spot, un client est intéressé par une « Golfinelle », mot-valise composé cette-fois ci de « Golf » et de « Coccinnelle », autre modèle-phare de la gamme. Enfin, quand le vendeur lui demande quelle est la couleur qui l’intéresse, le client répond « blouge », contraction de « bleu » et de « rouge ».

Le film se termine par ce claim très à propos : « Le plus dur, c’est de choisir ».

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La règle « sans + nom »… sans peine et sans pleurs !

Le nom qui suit la préposition « sans » doit-il être au singulier ou au pluriel ? Puisque « sans » indique l’absence, la logique voudrait qu’on emploie le singulier, mais le pluriel est tout aussi fréquent. Un vrai casse-tête qui mérite d’être tranché une bonne fois pour toutes.

1) Si le nom exprime il une réalité abstraite (ou une réalité concrète que l’on ne peut compter), il est au singulier.

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Des fautes à ne pas… relayer !

Dernièrement, je suis tombée nez à nez avec des affiches publicitaires invitant les lecteurs à se rendre chez Relay, ce magasin de presse et de livres que l’on trouve dans les lieux de transport (gare, aéroport, métro).

Tout commençait plutôt bien avec la première affiche…

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« Monsieur » y est abrégé en « M. » (comme c’est la norme en France depuis le début du XXesiècle) et non « Mr. » qui est au mieux un archaïsme, au pire un anglicisme (à moins que ce ne soit l’inverse ?).

Mais quelle ne fut pas ma déception en découvrant la version féminine…

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Et la ma-jus-cule, alors ?

Que le calembour, fondé sur les paronymes « je » et « jus » soit un peu léger, soit.
Que la formule ici détournée « Paris, je t’aime » soit éculée, pour ne pas dire pressée comme une orange, passe encore. Ce n’est pas la première fois que les publicitaires sont en panne d’inspiration !
Que l’expression finale ne veuille rien dire, alors que l’effet comique du calembour est justement basé sur une double interprétation, bon…
Mais pourquoi Paris se retrouve-t-elle dépouillée de sa majuscule ???
Enfin, à la place d’innocent, j’aurais plutôt opté pour l’accroche suivante : « On se tient au jus. »
Bien plus drôle et tendance !

Dans la pub aussi, les opposés s’attirent !

À la télé, au ciné ou sur le net, vous avez sûrement vu le nouveau spot publicitaire pour Monoprix, enseigne de distribution connue pour ses calembours plus ou moins réussis

Intitulé « La bataille d’eau », le spot se termine sur la nouvelle signature de la marque : « Vivement aujourd’hui » qui joue sur l’opposition entre deux mots : « vivement » d’un côté, interjection marquant l’impatience, l’attente, la projection, et « aujourd’hui », qui désigne le moment présent. Naturellement, on s’attendrait à « vivement demain », ou à toute autre échéance future !

Justement, que ces mots de sens contraire (ou antonymes) soient rapprochés au sein d’un même groupe de mots (oxymore) ou au sein d’une ou plusieurs phrases (antithèse), ils produisent un effet de surprise, accrocheur et mémorisable, très recherché par les publicitaires. En voici quelques exemples :

Monoprix : « Vivement aujourd’hui »

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