La grammaire, c’est glamour !

robeAlors que le Festival de Cannes bat son plein, un mot, un seul, est sur toutes les lèvres et dans tous les articles des magazines. Ne cherchez pas, ce n’est pas un mot qui a trait au cinéma, ce n’est ni « tapis rouge » ni « palme d’or », c’est… glamour ! À Cannes, tout est glamour : les stars, les couples, les robes, les coiffures, les maquillages, les soirées ; la ville elle-même a été sacrée « haut lieu du glamour ». Pourtant, ce qui est glamour n’est pas forcément superficiel. Cet anglicisme pourrait vous réserver bien des surprises…

Aux origines, la grammaire

Le b.a-ba du glamour ? Le kilt ! Rassurez-vous, ce n’est pas une leçon de mode, mais d’étymologie. Le nom glamour vient en effet de l’écossais gramarye, « magie », altération de l’anglais grammarGrammargrammar… ce mot ne vous évoque rien ? La grammaire, bien sûr !

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Les bizarreries orthographiques : délices ou supplices ?

Elledico_loupes comptent parmi les raisons qui rendent l’apprentissage et la maîtrise de l’orthographe française particulièrement difficiles. Il y a vingt-cinq ans, certaines d’entre elles ont fait l’objet de rectifications qui pénètrent peu à peu nos dictionnaires au titre de « variantes », mais qui peinent à s’imposer dans nos écrits. Pour les uns, ce ne sont que des pièges vicieux et dénués de logique ; pour les autres, elles font le sel de notre langue. Voici quelques exemples de bizarreries ou anomalies orthographiques qui, bien souvent, nous donnent du fil à retordre !

  • La trahison familiale

Le nom chariot vient du latin carrus et s’est écrit charrioz en ancien français. Tous les mots de sa famille comme « charrier », « charrette », « charrue », « carriole » et « carrosse » ont deux « r », sauf lui !

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Anacoluthe ! Catachrèse ! Ces jurons du capitaine Haddock qui sont des figures de style

anacoluthe_haddockQue seraient les aventures de Tintin sans le capitaine Haddock et ses célèbres jurons ? Plutôt que d’utiliser de vraies insultes, qui n’auraient pas été au goût des jeunes lecteurs, Hergé a eu l’idée de mettre dans la bouche du capitaine des mots qui n’ont pas de valeur péjorative, mais qui ont comme point commun leur complexité et leur longueur : ornithorynque, anthropophage, schizophrène, troglodyte, polygraphe, ectoplasme, amphitryon, macrocéphale, etc. Prononcés sur un ton irrité, ces termes qui cumulent les « h » et les « y » peuvent avoir quelque chose d’agressif ou d’effrayant. Il n’est pas étonnant de trouver dans cette liste deux figures de style aux noms mystérieux : l’anacoluthe et la catachrèse. Pendant que le capitaine a le dos tourné, faisons les présentations !

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Du Bellay, Verlaine, Aragon : de la poésie à la chanson

À l’occasion de la JournéeGainsbourg_Verlaine-300x244 internationale de la femme, une célèbre maxime, « La femme est l’avenir de l’homme », a circulé sur les réseaux sociaux. Celle-ci reprend, en inversant l’ordre des mots, le vers du poète Louis Aragon « L’avenir de l’homme est la femme » tiré de son recueil Le Fou d’Elsa (1963). Pourquoi avons-nous retenu la formule remaniée plutôt que le vers authentique ? C’est à Jean Ferrat, qui a utilisé la citation dans une de ses chansons, qu’il faudrait poser la question ! D’autres compositeurs et interprètes ont ouvert leur répertoire à la poésie. Voici quelques exemples de couples « chanteur – poète », pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles.

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Communiqué : sortie de mon livre « 99 dessins pour ne plus faire de fautes »

couv 3D«Cession» ou «session»? «Filtre» ou «philtre»? «Pause» ou «pose»? «Ballade» ou «balade»? Et où mettre l’accent sur «chômage» et «diplôme»? La langue française regorge de pièges dans lesquels nous tombons quotidiennement. 

Sandrine Campese a donc imaginé une méthode simple et inédite : rendre les règles orthographiques… graphiques !

Voici 99 dessins efficaces qu’il vous suffit de mémoriser pour ne plus jamais faire la faute. Chaque dessin est accompagné d’un texte clair qui rappelle les règles de base, revient sur l’étymologie et n’oublie pas de signaler les fameuses exceptions.

« Un guide pratique épatant, 100 % inédit et diablement efficace »

Avec le soutien du logo-projet-voltaire

Spécialiste de la langue française, Sandrine Campese est notamment l’auteure d’Orthotweet.

Voltaire n’a jamais dit : « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai… »

Voltaire-lisantEn ce début d’année, où nos valeurs républicaines viennent d’être violemment attaquées, la référence à Voltaire qui, au XVIIIe siècle, s’est battu pour la liberté d’expression, est quasi systématique. Le problème, c’est qu’on attribue souvent au philosophe de la tolérance des mots qu’il n’a jamais écrits ni prononcés. La fameuse phrase : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » en est le meilleur exemple.

Celles et ceux qui ont décerné cette citation à Voltaire, et l’ont copieusement répandue sous son nom, se basent sur une lettre datant du 6 février 1770. Voltaire se serait adressé à l’abbé Le Riche en ces termes : « Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. »

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5 choses essentielles à savoir sur le mot « Noël »

« Qboules-de-Noëluel jour tombe Noël ? »« Pour ou contre les crèches de Noël ? »« Je n’ai toujours pas acheté de sapin de Noël », « Qu’elles sont belles, les illuminations de Noël ! », « As-tu fini tes cadeaux de Noël ? »« Mon menu de Noël : une dinde aux marrons »… Ces temps-ci, nous n’avons que « Noël » à la bouche. Mais que savons-nous vraiment sur le mot préféré des enfants ? Voici cinq anecdotes à connaître absolument pour briller lors du réveillon !

  • Joie. Aux XIVe et XVe siècles, « Noël ! » était le cri de réjouissance que poussait le peuple pour saluer un événement heureux, par exemple la naissance d’un héritier du trône ou l’arrivée d’un grand personnage.

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Le sens caché des mots (ou langue des oiseaux)

« Un mot est hanté par tousalchimiste_langue des oiseaux les mots qui lui ressemblent »nous dit le poète Michel Butor. En jouant sur l’homophonie, c’est-à-dire les mêmes sonorités, on peut faire dire aux mots bien plus qu’ils ne signifient. Leur sens caché peut amplifier leur sens premier, ou au contraire, s’y opposer. Cette pratique ancienne, très prisée des alchimistes, est connue sous le nom de « langue des oiseaux ». En voici quelques exemples.

Commençons par tumeur, qui est l’un des plus troublants. À l’oral, on entend « tu meurs ». Or, il est malheureusement fréquent qu’une tumeur maligne, c’est-à-dire cancérigène, entraîne la mort. Ces deux expressions entretiennent-elles un rapport étymologique ? Pas le moins du monde ! Le nom « tumeur » vient du latin tumor qui signifie « enflure, gonflement », la tumeur étant caractérisée par le développement anormal de cellules dans le corps humain. Quant au verbe « mourir », il découle du latin morire.

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Ils ont fait le français : l’interview fictive de Joachim du Bellay

JDB« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Ce fameux vers, nous le devons à Joachim du Bellay, un poète du XVIe siècle, qui, avec ses camarades de La Pléiade, s’est engagé à défendre le français. Défendre le français ? Mais contre qui, contre quoi ? À cette époque pourtant, il n’est pas encore « menacé » par l’anglais !

Pour comprendre, faisons un immense bond dans le temps (de presque un demi-millénaire quand même, attention ça risque de secouer). Nous voici en 1549, date à laquelle Joachim du Bellay publie Défense et illustration de la langue française. Par chance, il est en pleine promotion et a bien voulu répondre à nos questions.

Projet Voltaire : Monsieur du Bellay, pourquoi avoir publié un ouvrage de défense de la langue française ?

Joachim du Bellay : Comme vous le savez, il y a dix ans, le français est devenu la langue de l’administration et du droit au royaume de France, et ce, grâce à nostre bon Roy Françoys ! [Il s’agit bien sûr de François Ier, qui édicta, en 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts, NDLR]. Un coup dur pour ceux qui ne jurent que par le grec et le latin et qui comptent bien protéger ce qu’il leur reste : la littérature, et particulièrement la poésie. Pour eux, le français est une langue « barbare » car « incapable de bonnes œuvres littéraires et de culture* ».

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Football : ces joueurs qui portent bien leur nom (et les autres)

messi-puissance-300Coupe du monde de foot oblige, impossible de passer à côté des noms des joueurs floqués en gras sur les maillots et inlassablement répétés par les commentateurs. Certains d’entre eux, qui semblent prédestinés ou au contraire mal adaptés, retiennent davantage notre attention. Voici un florilège des noms de footballeurs (mais aussi d’arbitres !) qui ont marqué l’histoire du ballon rond, et surtout égayé nos conversations.

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