De « rien » à « zéro » : les champions du grand écart étymologique

livreNous le savons, la langue française foisonne de surprises. Il suffit de plonger dans son étymologie pour le vérifier, etumologia en grec étant « l’étude du vrai » ! Tandis que certains mots ont vu leur sens s’atténuer (c’est le cas, par exemple, de l’adjectif aimable, littéralement « digne d’être aimé »), d’autres sont, si l’on peut dire, passés du tout au rien ou du rien au tout, à commencer par « rien » ! Non, vous n’êtes pas dans une parodie poussive d’un sketch de Raymond Devos : nous vous proposons un tour d’horizon de ces mots qui, au cours de leur histoire, ont changé de sens, de façon remarquable (au sens propre du terme). Voici nos cinq champions du grand écart étymologique.

– rien

Avant de définir l’absence de quelque chose, « rien » désignait le bien, la possession, la propriété. Le mot est issu du latin rem, accusatif de res, « chose ».

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La grammaire, c’est glamour !

robeAlors que le Festival de Cannes bat son plein, un mot, un seul, est sur toutes les lèvres et dans tous les articles des magazines. Ne cherchez pas, ce n’est pas un mot qui a trait au cinéma, ce n’est ni « tapis rouge » ni « palme d’or », c’est… glamour ! À Cannes, tout est glamour : les stars, les couples, les robes, les coiffures, les maquillages, les soirées ; la ville elle-même a été sacrée « haut lieu du glamour ». Pourtant, ce qui est glamour n’est pas forcément superficiel. Cet anglicisme pourrait vous réserver bien des surprises…

Aux origines, la grammaire

Le b.a-ba du glamour ? Le kilt ! Rassurez-vous, ce n’est pas une leçon de mode, mais d’étymologie. Le nom glamour vient en effet de l’écossais gramarye, « magie », altération de l’anglais grammarGrammargrammar… ce mot ne vous évoque rien ? La grammaire, bien sûr !

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Quatre questions que vous vous posez sur le pronom « on »

« On » : comment un si petit mot peut-il nous donner autant de fil à retordre ? À l’école, nos professeurs nous décourageaient de l’employer sous prétexte que « “on” est un con ». Trop familier, trop vague, trop équivoque, il est pourtant sur toutes les langues, de la plus courante à la plus exigeante. Son origine et sa forme sont riches en subtilités tandis qu’une erreur d’accord ou de sens estbien vite arrivée ! Voici les réponses aux questions que vous vous posez forcément sur cet étrange pronom.

 1- D’où viens-tu, « on » ?

Avant de devenir un pronom personnel dit « indéfini », « on » a été un nom commun. Et pas n’importe lequel : « on » (qui s’est d’abord orthographié om, puis hom) est issu du nominatif latin homo. À l’origine, donc, il désignait l’homme en général. Mais à force de représenter un individu aussi indéterminé, il a fini par se transformer en pronom indéfini.

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Ces marques qui ont l’air latines… mais qui ne le sont pas !

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Un précédent billet faisait l’inventaire des marques aux noms latins ou dérivés du latin. Et elles étaient nombreuses ! Pour autant, il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse et croire que tous les mots finissant en -us ou en -ex sont issus de la langue de Cicéron. Il était donc indispensable de dresser la liste des faux amis, c’est-à-dire de ces marques qui ont tout l’air d’être latines, mais qui ne le sont pas !

1- Les mots-valises

La plupart des marques qui « font latines » sont en réalité des mots-valises formés à partir des premières lettres ou syllabes d’au moins deux mots : Ainsi, SPONTEX est la contraction des mots « spongieux » et « textile » ; TAMPAX, celle de « tampon » et « pack », à laquelle on a ajouté un « x ».

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Quinze mots latins que nous employons tous les jours (ou presque)

Nul besoin d’avoir étudié le latin àMur_inscription_latin l’école ou d’être spécialiste de la Rome antique, ni même du romantisme d’ailleurs, pour parler latin. Un certain nombre de mots que nous employons régulièrement sont des termes latins qui sont passés tels quels dans notre vocabulaire. Sans toujours en être conscients, nous parlons latin en famille, entre amis, au bureau… Voici la liste (non exhaustive) des principaux mots latins dont nous nous servons, et qui sont autant d’hommages à la langue de Cicéron.

1 – agenda. Dérivé du verbe latin agere, qui a donné « agir », l’agenda était, au Moyen Âge, le registre des offices du jour. En créant l’agenda « dans le nuage » (cloud), nous n’avons fait que renouer avec son origine divine !

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La magie de l’haplologie

Asterix_banquet_combat_des_chefsQuel est le point commun entre les mots suivants : « Clermont-Ferrand », « tragi-comique » et « contrôle » ? À première vue, aucun ! Le premier est un nom propre, le deuxième un adjectif et le dernier un nom commun. Il est question d’une ville du centre de la France, d’un genre théâtral et du synonyme de « vérification ». Et pourtant, ces mots ont la particularité d’être formés de la même manière, grâce à un procédé nommé haplologie. « Hapolo », quoi ? Explications.

L’haplologie, kézako ?

Derrière cette appellation barbare se cache un tour de magie qui fait disparaître les lettres d’un mot. Vous n’y croyez pas ? Jugez plutôt :

– Clermont-Ferrand est l’haplologie de Clermont-Monferrand.

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Le mot juste : « résolution » en 3 leçons

La nouvelle année est presque là, et comme le veut la tradition, c’est le moment de prendre de bonnes résolutions. Sans surprise, celles-ci concernent trois domaines : la santé (arrêter de fumer, se remettre au sport, commencer un régime…), les relations (appeler plus souvent ses parents, voir davantage ses amis, passer moins de temps sur Facebook…) et l’argent (demander une augmentation, mettre de l’argent de côté, faire ses comptes…). Avant de dresser notre liste, intéressons-nous au nom « résolution ». Comment est-on passé de l’idée de dissolution à celle de décision ? De la médecine à la politique ? Du droit aux mathématiques ? Un mot qui nous motive puis nous culpabilise autant méritait bien un petit hommage !

1/ Résolution = dissolution

Terme technique, « résolution » a d’abord désigné l’action de se dissoudre, de se désagréger. On parle notamment de la résolution de la neige en eau.

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À la Toussaint, à quel « saint » se vouer ?

Le 1er novembre, dans la religion csaint-marcellinatholique, on célèbre la Toussaint. Comme son nom l’indique, c’est une fête qui honore « tous (les) saints ». Il est intéressant de remarquer, à cette occasion, que l’adjectif « saint » est commun à de nombreux noms composés, qu’ils soient « religieux » (Saint-Père, Saint-Siège, Saint-Office, etc.) ou sans rapport avec la religion. Ce sont surtout les derniers qui titillent notre curiosité. Qui sont ces « saint-quelque chose » que nous utilisons, caressons, buvons et mangeons au quotidien ? Amusons-nous à en dresser l’inventaire.

Les saints « matériels »

Ils reprennent généralement le nom du saint patron d’une profession. Par exemple, saint Crépin étant le patron des cordonniers, on a appelé saint-crépin les outils du cordonnier. Par extension, le saint-crépin désigne l’ensemble des affaires que quelqu’un possède, que l’on nomme aussi saint-frusquin.

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À une lettre près : « cyclope » et « cyclone »

Voici deux noms qui, non contents d’être les mêmes à une lettre près, se suivent dans le dictionnaire. Mais leurs cyclope monstres et ciesimilitudes ne s’arrêtent pas là : « cyclope » et « cyclone » ont une étymologie commune et se font écho dans une expression courante.

Un cyclope est, dans la mythologie grecque, un géant qui n’a qu’un œil au milieu du front. Un cyclone est une tempête qui balaye la terre ou la mer en tournant sur elle-même.

Vous avez remarqué que les deux définitions reposent sur l’idée de cercle ou de mouvement circulaire ? Bravo, vous avez l’œil !

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