Le plus rapide ou le plus court ?

Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous, mais à chaque fois que mon GPS me demande de choisir entre le chemin le plus rapide ou le plus court, j’ai besoin de reformuler mentalement la question, tant les deux propositions me semblent proches.

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Prenons deux chemins : A et B. Si le chemin A est plus court que le chemin B, alors je parcourrai plus rapidement le chemin A que le chemin B.

À priori, le chemin le plus court est aussi le plus rapide. On emprunte bien un « raccourci » pour se rendre plus vite d’un endroit à un autre…

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Tout sur Zou !

Zou !, c’est le titre de transport spécialement créé pour les étudiants de la Région PACA. Un nom bien trouvé qui rend hommage au parler provençal, tout en évoquant le mouvement. Allez, zou ! Lisez la suite !

L’histoire de Zou !

L’interjection Zou ! existe depuis … 1792 ! Malgré sa diffusion dans la France entière, grâce à des écrivains comme Daudet et Pagnol, elle a conservé sa connotation méridionale.

Zou !, ça veut dire quoi ?

Zou ! marque l’injonction d’agir et le mouvement. Dans notre exemple, zou ! peut se comprendre de deux manières :

1- au sens figuré, c’est un coup de pouce qui permet aux jeunes « d’aller de l’avant » : d’un montant de 15 euros, la carte assure la gratuité des trajets domicile-études et une réduction de 50% sur tous les autres déplacements.

2- au sens propre, zou ! évoque la nécessité de bouger, de se déplacer et donc prendre les transports ! À noter que pour évoquer la même idée, les Franciliens utilisent un anglicisme : le passe NaviGO.

Comment l’employer ?

Zou ! est une expression familière. Elle est souvent précédée de allez afin d’en renforcer le sens et d’ajouter du rythme. Exemple : « Allez, zou ! on va se coucher ! »

Une dernière chose !

L’expression zou maï, qui est propre à Marseille et ses environs, signifie : « ça recommence ». Exemple :  Allez, zou maï, il a encore le rhume !

Sortie de « 99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes »

Chers lecteurs,

Un an et demi après 99 dessins pour ne plus faire de fautes, j’ai le bonheur de vous annoncer la sortie du volume 2 : 99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes. Au menu de ce nouvel opus illustré, des homonymes, des paronymes, des accents, des consonnes doubles et muettes, et mêmes des noms propres ! À découvrir sans faute(s) !

 

Le parasol et autres noms composés du préfixe para-

parasolLe mois d’août touche presque à sa fin mais les parasols n’ont pas dit leur dernier mot ! Il est encore temps de nous interroger sur l’origine de leur nom formé à l’aide du préfixe para-. Si l’on devine le lien existant entre « parasol » et « parapluie » par exemple, quel rapport ces noms entretiennent-ils avec « paradoxe » et « paranormal » ? Absolument aucun, car il ne s’agit pas tout à fait du même préfixe. En effet, il n’y a pas un mais deux para- : l’un est italien, l’autre grec, et chacun a un sens bien déterminé.

Le para- italien

Le premier para-, issu de l’italien parare (« parer » en français), signifie « protéger, garantir contre quelque chose ».

Ainsi, le parasol (de l’italien parasole) est composé de para- + sole (soleil) : il protège donc du soleil. Quant au parapluie (para- + pluie), il a été formé sur le même modèle. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’on eut l’idée d’imperméabiliser les parasols pour se protéger de la pluie. Mais comment faisait-on avant ?

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Parlez-vous « minion » ?

minionsCe mercredi est marqué par la sortie tant attendue du film d’animation Les Minions. Pour celles et ceux qui auraient échappé au phénomène, les Minions sont de petits bonshommes jaunes en forme de gélule, serviteurs du redoutable Gru dans Moi, moche et méchant 1 & 2. Outre leur crétinerie, les Minions ont la particularité de parler une langue bien à eux, qui, après cette petite leçon, n’aura plus de secret pour vous.

Le « langage de la banane »

Les Minions adorent la banane – « banana » comme ils disent – au point de caser le mot, ou en tout cas la lettre « b », un peu partout dans leurs discussions. Pour dire « j’ai faim », ils s’écrient : Me want banana ! (je veux des bananes).

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L’étymologie au secours de l’orthographe

S.O.S. Étymologie, secoursbonjour ! À l’heure où l’enseignement du latin et du grec à l’école est menacé, il est bon de rappeler à quel point l’étymologie est essentielle pour comprendre et retenir non seulement le sens des mots, mais aussi leur orthographe. Voici dix exemples pour vous en convaincre.

Aborigène

– la faute : dire ou écrire arborigène

– la solution : penser au latin ab

C’est le préfixe latin ab-, indiquant l’éloignement, qui entre dans la composition du nom aborigène. Ce dernier n’habite donc pas dans les arbres (arbor en latin) mais dans le pays où il vit « depuis l’origine » (ab + origine).

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Le mot juste : volubile, bavard, prolixe…

madame-bavardeEn français, il y a tellement d’adjectifs pour caractériser la parole qu’on ne sait pas toujours lequel employer. Le risque, c’est d’en utiliser un à mauvais escient, croyant faire un compliment. Ce serait dommage de vexer votre interlocuteur. Trêve de bla-bla, pour être sûr de dire exactement le fond de votre pensée (lorsque cela s’y prête bien entendu !), lisez vite ce qui suit.

Si vous voulez faire un compliment, préférez :

 éloquent

Du latin eloquens, « qui parle bien », l’adjectif éloquent s’attache à la qualité du discours. Il est très utile pour saluer l’aisance avec laquelle une personne s’exprime.

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L’avenir de la langue française dans les médias audiovisuels : l’avis des experts !

Ce lundi 9 décembre 2013, au Collège de France, s’est déroulé un colloque sur le thème : Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ? Organisé par le CSA, le colloque a rassemblé des invités prestigieux – promoteurs de la francophonie, linguistes et académiciens, responsables de grands médias radio et TV – autour de trois tables rondes. Voici le résumé des propos échangés par les intervenants de la 2e table ronde, sur le thème « État des lieux, mise en valeur et bon usage de la langue française dans les médias audiovisuels » :

Erik Orsenna, membre de l’Académie française, s’offusque de l’utilisation de l’anglicisme Monop’daily pour nommer l’offre de restauration de PARIS- emission %22Vous aurez le dernier mot!%22 sur France 2Monoprix dans les wagons-bars de la SNCF.

François Jost, professeur à l’Université Paris III, conteste l’idée émise au sein de la première table ronde selon laquelle il existe une pluralité de français. Selon lui, il n’y a qu’une seule langue française et de multiples usages.

Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France, distingue l’anglicisation au sein d’émissions de divertissement de l’anglicisation au sein d’émissions d’information.

819_rey1Pour Alain Rey, lexicographe et linguiste, le respect envers la langue française se perd. En cause : la paresse des Francophones, mais aussi la relation, souvent sévère, entre enseignants et enseignés. Il cite la Zazie de Raymond Queneau, qui veut devenir institutrice « pour faire chier les mômes ». Plus que le vocabulaire, la maîtrise de la syntaxe et du temps du verbe est nécessaire pour construire un rapport aux autres, un rapport au monde.

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Comment le pivois a mis Pivot sur le pavois

Vendredi dernier, je suis allée voir Bernard Pivot qui officiait pendant quatre petits jours seulement au Théâtre du Rond-Point. Un événement que je n’aurais raté pour rien au monde !

Pendant plus d’une heure, débout devant son pupitre ou assis dans l’authentique fauteuil d’Apostrophes, il nous a conté les meilleurs mots-ments de sa vie.

À l’évocation du premier mot,  jeunesse, le voici tantôt crâneur au volant d’un triporteur de fruits et légumes (ses parents étaient épiciers), tantôt stratège à bord d’un train fantôme, profitant, avec la complicité d’un « gratteur de tête », du contact physique de jeunes filles apeurées. Ces souvenirs de fête foraine ont inspiré son premier (et longtemps unique) roman L’amour en vogue (1959).

Arrive le temps des vendanges, véritable éveil à la sensualité à la vue de ces « Fragonardes » (mot inventé par Colette en 1932 pour désigner des femmes pulpeuses, telles que Fragonard les peignait) qui se penchaient pour cueillir les raisins. C’est d’ailleurs grâce au vin qu’à 23 ans, Bernard Pivot se tire d’affaire d’un entretien d’embauche – qui semble mal engagé – au Figaro Littéraire. Maurice Noël, alors directeur du journal et grand amateur de Beaujolais, alléché par la proposition du jeune Pivot de lui faire goûter la cuvée parentale, le prend trois mois à l’essai.

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