Du tricératops au vélociraptor : connaissez-vous la signification des noms de dinosaures ?

T-Rex_2-300x177Sorti mercredi dernier dans les salles, Jurassic World, le 4e volet de la saga créée par Steven Spielberg connaît un succès monstre ! Apparue dès l’enfance, notre fascination pour les dinosaures serait toujours intacte, et ne demanderait, année après année, qu’à être ravivée. Mais, derrière le frisson, que reste-t-il de nos souvenirs d’écoliers ? Qu’avons-nous retenu des noms de nos reptiles préférés ? Un simple détour par l’étymologie grecque ou latine, et nous voici plongés au cœur du Jurassique. Prêts pour les présentations ?

Commençons la visite par le plus inoffensif (ce sera le seul), le tricératops, dinosaure herbivore qui ressemble à un rhinocéros. Sa particularité ? Elle est contenue dans son nom. Il est aisé de déceler le préfixe tri-, « trois », que l’on retrouve dans de nombreux mots de la langue française comme triplé, triptyque, tripartisme, triporteur, trisomie, etc. Pour le reste, il faut avoir quelques connaissances en grec : kéras signifie « corne » et ops, « tête ». Le tricératops a littéralement une tête à trois cornes, et il lui faut au moins cela pour se défendre contre les assauts du Tyrannosaurus rex, qu’on appelle plus communément tyrannosaure ou T. rex.

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La grammaire, c’est glamour !

robeAlors que le Festival de Cannes bat son plein, un mot, un seul, est sur toutes les lèvres et dans tous les articles des magazines. Ne cherchez pas, ce n’est pas un mot qui a trait au cinéma, ce n’est ni « tapis rouge » ni « palme d’or », c’est… glamour ! À Cannes, tout est glamour : les stars, les couples, les robes, les coiffures, les maquillages, les soirées ; la ville elle-même a été sacrée « haut lieu du glamour ». Pourtant, ce qui est glamour n’est pas forcément superficiel. Cet anglicisme pourrait vous réserver bien des surprises…

Aux origines, la grammaire

Le b.a-ba du glamour ? Le kilt ! Rassurez-vous, ce n’est pas une leçon de mode, mais d’étymologie. Le nom glamour vient en effet de l’écossais gramarye, « magie », altération de l’anglais grammarGrammargrammar… ce mot ne vous évoque rien ? La grammaire, bien sûr !

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« Ton père, il est » : Yoda, grand maître de l’anastrophe

yodaAlors que les fans de Star Wars venaient de découvrir, avec euphorie, la bande-annonce de l’épisode VII, Le Réveil de la Force, attendu pour le mois de décembre, nous apprenions le décès de Jean Lescot, voix française d’un personnage emblématique de la saga interstellaire : maître Yoda. Ce chevalier Jedi, petit par la taille mais grand par la force, a la particularité d’être vert et d’avoir les oreilles pointues. Mais ce n’est pas tout, Yoda a marqué nos esprits en raison de son phrasé si particulier, qui cache une figure de style. Laquelle ?

Tout le monde le sait, Yoda parle « à l’envers » afin d’attirer l’attention sur un élément en particulier, placé, généralement, en début de phrase. Ainsi, quand il dit à Luke Skywalker « Ton père, il est », à propos de Dark Vador, il veut clairement insister sur le nom « père », car il sait que cette filiation est lourde de sens pour le jeune Jedi.

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Anacoluthe ! Catachrèse ! Ces jurons du capitaine Haddock qui sont des figures de style

anacoluthe_haddockQue seraient les aventures de Tintin sans le capitaine Haddock et ses célèbres jurons ? Plutôt que d’utiliser de vraies insultes, qui n’auraient pas été au goût des jeunes lecteurs, Hergé a eu l’idée de mettre dans la bouche du capitaine des mots qui n’ont pas de valeur péjorative, mais qui ont comme point commun leur complexité et leur longueur : ornithorynque, anthropophage, schizophrène, troglodyte, polygraphe, ectoplasme, amphitryon, macrocéphale, etc. Prononcés sur un ton irrité, ces termes qui cumulent les « h » et les « y » peuvent avoir quelque chose d’agressif ou d’effrayant. Il n’est pas étonnant de trouver dans cette liste deux figures de style aux noms mystérieux : l’anacoluthe et la catachrèse. Pendant que le capitaine a le dos tourné, faisons les présentations !

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Christophe Lambert ou Lambert Wilson ? Sophie a choisi.

On a tous (ou presque) un Lambert parmi nos connaissances. Pas étonnant, ce nom est porté par plusieurs dizaines de milliers de personnes en France. À la fois patronyme et prénom, « Lambert » est formé à partir des racines germaniques land (pays) et bert signifiant « illustre » ou « brillant »… Un nom prédestiné, donc, pour les acteurs Christophe Lambert et Lambert Wilson !

Un an seulement sépare la naissance de Christophe Guy Denis Lambert en 1957 de celle de Lambert Wilson, en 1958. Quand bien même les dates auraient coïncidé, ils ne risquaient pas de se croiser à la maternité. Le premier voit le jour à New-York, le second à Neuilly.
Christophe Lambert

Christophe Lambert

Très tôt, ils voyagent : Christophe, le franco-américain, est formé au Conservatoire de Paris. Pendant ce temps, Lambert prend des cours d’art dramatique à Londres.

Le cinéma s’est-il imposé à eux comme une évidence ? Pour Lambert, c’est certain, car il est le fils de l’acteur et réalisateur Georges Wilson. Pour Christophe, la vocation semble moins évidente, son père étant ambassadeur de l’ONU.

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Pub, ciné : les mots-valises s’emportent partout

Décidément, la langue française a la cote dans la publicité automobile ! Après Renault en septembre dernier, c’est au tour de Volkswagen de s’amuser avec les mots.

Une nouvelle série de spots montre l’indécision des clients qui aimeraient repartir avec toutes les voitures de la gamme.

L’un de ces spots, intitulé Tourolf, utilise des mots-valises, c’est-à-dire des néologismes formés par la fusion de deux autres mots. Ainsi, « Tourolf  » est un mot-valise construit à partir de « Touran » et de « Golf », deux modèles de la « voiture du peuple ».

Toujours dans ce spot, un client est intéressé par une « Golfinelle », mot-valise composé cette-fois ci de « Golf » et de « Coccinnelle », autre modèle-phare de la gamme. Enfin, quand le vendeur lui demande quelle est la couleur qui l’intéresse, le client répond « blouge », contraction de « bleu » et de « rouge ».

Le film se termine par ce claim très à propos : « Le plus dur, c’est de choisir ».

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La règle « sans + nom »… sans peine et sans pleurs !

Le nom qui suit la préposition « sans » doit-il être au singulier ou au pluriel ? Puisque « sans » indique l’absence, la logique voudrait qu’on emploie le singulier, mais le pluriel est tout aussi fréquent. Un vrai casse-tête qui mérite d’être tranché une bonne fois pour toutes.

1) Si le nom exprime il une réalité abstraite (ou une réalité concrète que l’on ne peut compter), il est au singulier.

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Les perles des animateurs TV 2012

Marie-Claude Pietragalla (Danse avec les Stars) :

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« Il vous manque de la dextérité dans les jambes ».

(Par définition, la dextérité est plutôt « manuelle »).

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Stéphane Plaza (Maison à vendre) :

stephane plaza

« Votre cuisine est en brique et en broc ».

(La cuisine était effectivement en brique, mais l’expression est « de bric et de broc »).

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Cristina Cordula (Nouveau look pour une nouvelle vie) :

cristina cordula

« Ma chériiie, c’est la cerise sur le pompon » !

(Confusion entre « c’est le pompon » et « c’est la cerise sur le gâteau « ).

Koh-Lanta en Malaisie, Pékin en Australie et Dakar au Chili ? Non, vous ne rêvez pas !

Imaginez : vous rentrez d’une retraite spirituelle de plus de 10 ans dans un temple bouddhiste et votre premier réflexe est d’allumer la télé pour savoir ce qui se passe dans le monde.

Sur TF1, vous découvrez un programme de télé-réalité nommé « Koh-Lanta ». Aux dernières nouvelles, Koh-Lanta étaitkoh-lanta-malaisie-s12 une île située au sud de Thaïlande. Or, après quelques minutes, vous réalisez que l’émission se déroule … en Malaisie.

Rassurez-vous : point de dérive des continents pendant votre absence. Mais une petite séance de rattrapage s’impose.

En 2001, des naufragés volontaires échouent sur une île de la Thaïlande appelée Koh Rok. L’émission s’intitule alors Les aventuriers de Koh-Lanta. D’accord, il ne s’agit pas exactement de la même île (il fallait bien fuir les touristes) mais on est bien en Thaïlande, il n’y a pas de doute là-dessus.

Sauf que par la suite, il y a eu 11 autres « saisons » à raison d’une par an, qui se sont déroulées sur des îles situées aux quatre coins du monde : au Costa Rica, en Nouvelle-Calédonie, en Mélanésie (Océanie), en Amazonie, en Micronésie (Océanie), au Viêt Nam, en Indonésie, au Cambodge, et enfin en Malaisie.

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« Je t’emmerde avec un grand A » : du bon usage de l’alphabet.

On la connaît tous, cette tournure emphatique qui consiste à épeler la première lettre d’un mot tout en la faisant précéder de l’adjectif « grand ». La plus courante semble être « l’amour avec un grand A » qui qualifie l’amour absolu, unique, sincère auquel nous aspirons tous (sans doute par opposition à l’amour moche-mesquin-menteur que nous connaissons tous).

Jusque-là rien de bien compliqué, c’est du niveau CP ! Sauf que depuis quelques temps, l’expression – comme la langue française dans son ensemble – est maltraitée. En cause, la télé-réalité, mais aussi la publicité. Retour sur quelques maladresses plus ou moins volontaires… et plus ou moins pardonnables !

Tout a commencé en 2002, lorsque David, le beau gosse de Loft Story 2, adresse à un autre candidat (Kamel ?) cette phrase assassine : « je t’emmerde avec un grand A ». Hilarité de la presse (Ça aurait balancé sur Twitter !). Humiliation du principal intéressé qui n’apprécie pas d’être pris pour un « teubé ». Malheureusement, c’est tout ce que l’on retiendra de son passage dans l’émission.

Même combat pour Didier de l’Amour est aveugle, qui déclare en 2011 : « l’expérience aura réussi si jamais je rencontre la femme avec un grand A ». A-ïe ! Que s’est-il passé ?

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