Voltaire, le jongleur de lettres

voltaireSi, par sa correspondance fleuve et ses voyages, Voltaire a abreuvé l’Europe de français,s’il a été un précurseur dans la modernisation de notre graphie, s’il a enrichi notre vocabulaire (tout en bannissant les abus de langage), il aimait par-dessus tout jouer avec les mots pour créer pseudonymes et devises, rébus et devinettes. Cette facette du philosophe, parfois méconnue mais qui transparaît dans le nom qu’il s’est choisi et qui est passé à la postérité, témoigne de sa finesse et de sa facétie. La preuve par six.

AROUET

C’est le vrai nom de Voltaire, dont la consonance – « à rouer » – prit tout son sens le soir du 6 février 1726. Au sortir d’un dîner chez le duc de Sully, des hommes de main du chevalier de Rohan – à qui Voltaire avait lancé la fameuse pique « Mon nom je le commence, vous, vous finissez le vôtre ! » – se jetèrent sur lui et le rouèrent de coups de bâton. Alors âgé de 32 ans et poète à succès, il sera marqué à vie par cet épisode malheureux.

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Le parasol et autres noms composés du préfixe para-

parasolLe mois d’août touche presque à sa fin mais les parasols n’ont pas dit leur dernier mot ! Il est encore temps de nous interroger sur l’origine de leur nom formé à l’aide du préfixe para-. Si l’on devine le lien existant entre « parasol » et « parapluie » par exemple, quel rapport ces noms entretiennent-ils avec « paradoxe » et « paranormal » ? Absolument aucun, car il ne s’agit pas tout à fait du même préfixe. En effet, il n’y a pas un mais deux para- : l’un est italien, l’autre grec, et chacun a un sens bien déterminé.

Le para- italien

Le premier para-, issu de l’italien parare (« parer » en français), signifie « protéger, garantir contre quelque chose ».

Ainsi, le parasol (de l’italien parasole) est composé de para- + sole (soleil) : il protège donc du soleil. Quant au parapluie (para- + pluie), il a été formé sur le même modèle. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’on eut l’idée d’imperméabiliser les parasols pour se protéger de la pluie. Mais comment faisait-on avant ?

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De « rien » à « zéro » : les champions du grand écart étymologique

livreNous le savons, la langue française foisonne de surprises. Il suffit de plonger dans son étymologie pour le vérifier, etumologia en grec étant « l’étude du vrai » ! Tandis que certains mots ont vu leur sens s’atténuer (c’est le cas, par exemple, de l’adjectif aimable, littéralement « digne d’être aimé »), d’autres sont, si l’on peut dire, passés du tout au rien ou du rien au tout, à commencer par « rien » ! Non, vous n’êtes pas dans une parodie poussive d’un sketch de Raymond Devos : nous vous proposons un tour d’horizon de ces mots qui, au cours de leur histoire, ont changé de sens, de façon remarquable (au sens propre du terme). Voici nos cinq champions du grand écart étymologique.

– rien

Avant de définir l’absence de quelque chose, « rien » désignait le bien, la possession, la propriété. Le mot est issu du latin rem, accusatif de res, « chose ».

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