Les caprices du trait d’union

Trait dunion’union, pas trait d’union : qui ne s’est jamais posé la question ? Il faut reconnaître que ce signe typographique a un caractère bien trempé. Destiné à lier au moins deux termes entre eux, le trait d’union permet d’identifier la nature et de comprendre le sens des mots. Mais son emploi n’est pas systématique : certains mots composés l’exigent, d’autres pas. Pour y voir plus clair, dressons la liste des cas où le trait d’union est indispensable, aléatoire et enfin absent ou en voie de disparition.

Indispensable

« Un trait d’union est une goutte de lumière ; ôtez-le, vous la supprimez », écrivait Émile Deschanel – le père de Paul – auteur et professeur au Collège de France. Ainsi, une belle fille est caractérisée par ses qualités physiques et une belle-fille par ses liens familiaux. Ce n’est pareil de faire quelque chose sur le champ (de bataille par exemple) et sur-le-champ, c’est-à-dire immédiatement.

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Ris de veau, souris d’agneau… Quels mets se cachent derrière ces mots ?

Gusteau RatatouilleLes Français aiment la bonne cuisine, et ce n’est pas la déprogrammation récente de l’émission de téléréalité culinaire Masterchef qui les fera ranger leur tablier ! Reconnaissez-le, la simple évocation de votre plat préféré vous met l’eau à la bouche… Pourtant certaines spécialités, qu’elles soient exotiques ou « du terroir », ont des appellations quelque peu équivoques. Disons-le franchement, leurs noms, souvent très imagés, ne reflètent pas du tout le contenu de votre assiette ! Sans plus attendre, levons la cloche sur ces « impostures culinaires » qui éveillent notre curiosité et que nous prenons tant de plaisir à déguster.

Le curry d’agneau

Il y a d’abord les plats dont le nom semble « à l’envers », comme le curry d’agneau. Pourquoi ne dit-on pas tout simplement de l’agneau au curry ? Pourquoi diable l’épice est-elle placée avant la viande ?

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À trancher une bonne fois pour toutes : « en Avignon » ou « à Avignon »

Depuis le 4 juillet, les amouravignoneux de théâtre se retrouvent pour la 69e édition du Festival d’Avignon. Mais celles et ceux qui n’ont pas la chance d’habiter dans la Cité des papes vont-ils se rendre « en » Avignon ou « à » Avignon pour assister aux spectacles ? Il était grand temps de faire le point sur cette question qui divise. Voici quelques arguments pour vous aider à choisir votre « camp ».

« En Avignon » est un archaïsme

Au Moyen Âge, et jusqu’au XVIIe siècle, on employait généralement la préposition « en » devant un nom de ville.

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Parlez-vous « minion » ?

minionsCe mercredi est marqué par la sortie tant attendue du film d’animation Les Minions. Pour celles et ceux qui auraient échappé au phénomène, les Minions sont de petits bonshommes jaunes en forme de gélule, serviteurs du redoutable Gru dans Moi, moche et méchant 1 & 2. Outre leur crétinerie, les Minions ont la particularité de parler une langue bien à eux, qui, après cette petite leçon, n’aura plus de secret pour vous.

Le « langage de la banane »

Les Minions adorent la banane – « banana » comme ils disent – au point de caser le mot, ou en tout cas la lettre « b », un peu partout dans leurs discussions. Pour dire « j’ai faim », ils s’écrient : Me want banana ! (je veux des bananes).

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