Ils ont fait le français : le vrai-faux de Vaugelas

Est-il encore besoin de présClaude-Favre-de-Vaugelasenter Claude Favre de Vaugelas, le plus grand grammairien français ? Au XVIIe siècle, il était l’un des hommes qui parlaient le plus correctement notre langue. Surnommé le « greffier de l’usage », Vaugelas établissait des règles en se basant sur le bon usage, celui des meilleurs auteurs de son temps et de la cour du roi. Il nous a laissé ses Remarques sur la langue française (1647), d’une étonnante modernité. La tentation était forte d’en extraire quelques-unes et de les soumettre à l’épreuve du temps. Quelles sont les règles qui ont survécu ? celles que nous avons abandonnées ? Pour la première fois, l’œuvre de Vaugelas passe le test du vrai-faux.

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Le mot juste : audience, auditoire ou audimat ?

AudienceCes trois mots, qui dérivent du même verbe latin audire, « entendre », sont souvent employés indifféremment. Y a-t-il de véritables nuances entre ces termes, et si oui, lesquelles ?

Ce que disent les dictionnaires

Commençons par audience, qui est le plus ancien des trois. Attestée dès le XIIe siècle, l’audience désigne « le fait d’être écouté » ; elle est donc proche de l’entretien, sens qui se diffuse dans le langage juridique. Au XVIe siècle, l’audience se dit de « la séance d’un tribunal, » ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

L’auditoire, qui apparaît un siècle plus tard, a également une origine juridique. Mais il se spécialise rapidement en un « lieu où l’on s’assemble pour écouter ».

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Tics de langage : les identifier pour mieux s’en débarrasser

tics_de_langageIls servent à meubler nos silences, à masquer notre embarras, à gagner du temps, à camoufler nos mensonges. Des conversations anodines aux réunions professionnelles, en passant par les médias, les tics de langage sont partout. En plus d’être inélégants, ils rendent notre discours obscur et propice aux malentendus. En apprenant à les identifier, chez nous et chez les autres, ces mots parasites ne seront bientôt qu’un lointain souvenir !

Les tics qui minimisent
Ils édulcorent nos propos, soit parce qu’on ne les assume pas, soit parce qu’on veut ménager son audience.

– Un petit peu : « À présent, je vais laisser la parole à ma collègue qui va un petit peu nous parler de son bilan. » Ici, « un petit peu » est un mot d’excuse qui sous-entend « ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas long ». Les propos sont minimisés, et ce avant même que ladite collègue ait eu le temps d’ouvrir la bouche !

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À la Toussaint, à quel « saint » se vouer ?

Le 1er novembre, dans la religion csaint-marcellinatholique, on célèbre la Toussaint. Comme son nom l’indique, c’est une fête qui honore « tous (les) saints ». Il est intéressant de remarquer, à cette occasion, que l’adjectif « saint » est commun à de nombreux noms composés, qu’ils soient « religieux » (Saint-Père, Saint-Siège, Saint-Office, etc.) ou sans rapport avec la religion. Ce sont surtout les derniers qui titillent notre curiosité. Qui sont ces « saint-quelque chose » que nous utilisons, caressons, buvons et mangeons au quotidien ? Amusons-nous à en dresser l’inventaire.

Les saints « matériels »

Ils reprennent généralement le nom du saint patron d’une profession. Par exemple, saint Crépin étant le patron des cordonniers, on a appelé saint-crépin les outils du cordonnier. Par extension, le saint-crépin désigne l’ensemble des affaires que quelqu’un possède, que l’on nomme aussi saint-frusquin.

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