20 mots à prononcer (enfin) correctement !

Maîtriser la langue française, ce n’est pas seulement bien l’écrire, c’est aussi bien la dire et donc prononcer correctement les mots qui la composent. Or par mimétisme avec ce que nous entendons dans les médias mais aussi dans nos conversations quotidiennes, nous sommes tentés d’adopter des prononciations erronées.

Ce réflexe est tellement ancré dans nos habitudes (parfois depuis l’enfance) qu’il est difficile de s’en débarrasser. En rappelant la prononciation de 20 mots qui sont particulièrement source d’hésitations, ce petit tour d’horizon devrait permettre de lever certaines résistances et de délier enfin notre langue !

ABASOURDIR La tentation : dire [abassourdir] en pensant à « assourdir ». La bonne prononciation : le « s » se trouvant entre deux voyelles, on prononce [abazourdir].

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Les fruits Oasis, trop pressés avec l’orthographe !

Oasis est sans doute l’une des marques dont les publicités sont les plus appréciées, et pour cause ! La boisson aux fruits sans bulles nous régale depuis plusieurs années avec des jus jeux de mots savoureux.

Pour le plaisir, voici quelques exemples de calembours qui font la popularité d’Oasis : – Les noms des personnages : Ramon ta fraise, Jude Citron, Frambourgeoise, Mangue Debol, Alan Anas, etc. – La signature de la marque : Be fruit, par analogie avec Be free, etc. – Ses répliques mythiques et ses nombreuses accroches qui surfent sur l’actualité  (cinéma, foot…) : Faites du fruit, On va tous mûrir, Pour la beauté du zeste, La vérité si je mangue, Ici c’est Poiris, Fiers d’être mûrseillais, etc.

Oui, mais voilà, sur ses dernières affiches spécialement conçues pour les usagers du métro, Oasis a fait une faute.

fruits_oasis

Si si, je vous assure ! Sur l’affiche ci-dessous, insérée sur le côté d’un distributeur de boissons, on peut voir Enrico l’Abricot brandir une bouteille d’Oasis. Le slogan est le suivant : « POUSSEZ PAS, ON EST PAS PRESSÉ ».

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Ils ont fait le français : l’interview fictive de Joachim du Bellay

JDB« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. » Ce fameux vers, nous le devons à Joachim du Bellay, un poète du XVIe siècle, qui, avec ses camarades de La Pléiade, s’est engagé à défendre le français. Défendre le français ? Mais contre qui, contre quoi ? À cette époque pourtant, il n’est pas encore « menacé » par l’anglais !

Pour comprendre, faisons un immense bond dans le temps (de presque un demi-millénaire quand même, attention ça risque de secouer). Nous voici en 1549, date à laquelle Joachim du Bellay publie Défense et illustration de la langue française. Par chance, il est en pleine promotion et a bien voulu répondre à nos questions.

Projet Voltaire : Monsieur du Bellay, pourquoi avoir publié un ouvrage de défense de la langue française ?

Joachim du Bellay : Comme vous le savez, il y a dix ans, le français est devenu la langue de l’administration et du droit au royaume de France, et ce, grâce à nostre bon Roy Françoys ! [Il s’agit bien sûr de François Ier, qui édicta, en 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts, NDLR]. Un coup dur pour ceux qui ne jurent que par le grec et le latin et qui comptent bien protéger ce qu’il leur reste : la littérature, et particulièrement la poésie. Pour eux, le français est une langue « barbare » car « incapable de bonnes œuvres littéraires et de culture* ».

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