La règle « sans + nom »… sans peine et sans pleurs !

Le nom qui suit la préposition « sans » doit-il être au singulier ou au pluriel ? Puisque « sans » indique l’absence, la logique voudrait qu’on emploie le singulier, mais le pluriel est tout aussi fréquent. Un vrai casse-tête qui mérite d’être tranché une bonne fois pour toutes.

1) Si le nom exprime il une réalité abstraite (ou une réalité concrète que l’on ne peut compter), il est au singulier.

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Les euphémismes de l’épilation

Depuis l’Antiquité, les hommes et les femmes s’épilent le visage et le corps. Aujourd’hui, l’épilation – même celle des zones intimes – est devenue une pratique banale et un sujet de discussion qui l’est tout autant. Mais derrière cette apparente décontraction se cache une gêne à « nommer » certaines parties de notre anatomie, surtout chez les femmes.

Par exemple, les femmes se font épiler la lèvre supérieure, alors que chez les hommes, les poils situés entre le nez et la bouche se nomment  moustache, tout simplement. Ce qui nous amène à cette interrogation cruciale : qu’aurait demandé Frida Kahlo à son esthéticienne ?

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Plus hypocrite encore, la fameuse épilation du maillot. Évidemment, ce n’est pas le maillot de bain qu’on épile, mais bien les poils pubiens qui dépassent dudit maillot. Dans ce cas, pourquoi ne pas parler d’épilation de la culotte ? Parce qu’on considère que les poils qui dépassent de la culotte, ça regarde la propriétaire de la culotte et éventuellement celui qui l’enlève, alors que les poils qui dépassent du maillot, ça peut choquer tous les plagistes de Palavas-les-Flots. À noter qu’en cas d’épilation intégrale, la référence à ces deux morceaux de tissu paraît bien superflue !

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En réalité, l’épilation du maillot est, si j’ose dire, l’arbre qui cache la forêt. Un autre euphémisme, bien moins connu, désigne l’épilation des poils situés sur la zone anale, appelée, dans les centres esthétiques, sillon interfessier. Que c’est poétique ! Et comme si l’euphémisme ne suffisait pas (il y a tout de même « fesse » dedans), on a créé un acronyme qui passe inaperçu : SIF.

Bien sûr, libre à vous d’appeler un chat un chat si ça vous chante. Mais n’oubliez pas que dans cette expression, qui date du XVIIIe siècle, le mot « chat »  désigne ce qu’on appelle argotiquement la « chatte », et donc le sexe féminin !

De l’importance du bien écrire (même en vacances)

À celles et ceux qui pestent contre la grammairolatrie et la dictature de l’orthographe, qui pensent que l’essentiel « est de se faire comprendre », que le fond compte plus que la forme, j’adresse ce petit message.

Pour se convaincre de l’importance du bien écrire, il suffit de simuler une faute, rien qu’une toute petite faute sur cette une du Midi Olympique. Transformons simplement « se » en « ce » : de personnel, le pronom devient démonstratif.

Une Midi Olympique

Entre « Papé se lâche » et « Papé, ce lâche », le courage du capitaine du XV de France et deuxième ligne du Stade français (de dire ce qu’il pense) en prend un sacré coup ! En faisant cette faute, on commet un énorme contresens. Avis aux amateurs de SMS et de tweets qui remplacent impunément les « c » par des « s », à moins que ce ne soit l’inverse ! Tant qu’ils se font comprendre…