Une campagne peut-elle tenir des promesses ?

En passant devant la dernière affiche de pub pour Skoda, je n’ai pas pu m’empêcher de m’interroger sur la pertinence de leur slogan : « En 2012 découvrez la campagne, celle qui tient vraiment ses promesses ».

Je ne parle pas du fond : il est devenu commun qu’en période de campagne présidentielle, la pub utilise des accroches à connotation politique.  Ici, le slogan est basé sur le double sens du mot campagne, électoral et publicitaire. Cette ambiguïté a fait couler beaucoup d’encre depuis les années 60, époque à laquelle on pensait vendre un homme politique comme un savon.

En revanche, sur la forme, je relève une maladresse de langage.

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Oxymore, antithèse : le Twilight test

Quel rapport peut-il y avoir entre des figures de style et la saga vampirique de Stephenie Meyer ? Au cas où vous l’ignoreriez, Twilight signifie « crépuscule ». Le crépuscule étant un moment de la journée (matin ou soir) où l’on n’y voit pas particulièrement clair. Or, certains jeux de mots, qui jouent sur l’opposition, ne sont pas très clairs non plus.

Voici trois exemples pour vous en convaincre, qui ont tous passé le Twilight test. Chaque expression est jugée à la lumière de trois volets de la saga : Hésitation – Tentation – Révélation. (Oui, bon, on a le droit de s’amuser un peu).

Avant toute chose, voici deux définitions :

Oxymore : deux antonymes (mots de sens contraire), généralement un nom+ un adjectif, se côtoient dans un même groupe grammatical

Antithèse : deux antonymes se côtoient dans un même énoncé

Une subtilité qui ne vous a pas échappée : dans l’oxymore, les deux termes mis en opposition sont côte-à-côte.

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Pourquoi les féministes se prennent la tête sur l’épithète

Nous sommes en 2012, dans le pays des droits de l’homme et de la femme. L’égalité entre les sexes étant enfin acquise, les féministes s’ennuient ferme. L’une d’entre elles a alors l’idée de sortir un vieux dossier (je pèse mes mots) appelé « règle de proximité ». Et d’ajouter, devant l’assistance médusée : « désormais l’adjectif s’accordera avec le nom le plus proche » !

Ironie mise à part, cette scène est bien réelle. Des associations féministes ont décidé de faire de ce point de grammaire leur nouvelle croisade égalitaire-à-terre. Au point de faire circuler une pétition et d’aller manifester le 6 mars prochain.

Une nouvelle contradiction

Ce n’est pas la première fois que les féministes se mêlent de la langue, qu’elles ont déjà bien pendue. Tout a commencé dans les années 80, avec la féminisation systématique des noms de métiers, donnant lieu, pardonnez l’oxymore, à de belles atrocités, telles que « professeure », « doctoresse » ou « préfète », non encore totalement tranchées.

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