Sortie de « 99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes »

Chers lecteurs,

Un an et demi après 99 dessins pour ne plus faire de fautes, j’ai le bonheur de vous annoncer la sortie du volume 2 : 99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes. Au menu de ce nouvel opus illustré, des homonymes, des paronymes, des accents, des consonnes doubles et muettes, et mêmes des noms propres ! À découvrir sans faute(s) !

 

« La nouvelle orthographe ne chasse pas l’ancienne »

Sandrine Campese, auteure de 99 dessins pour europe 1ne plus faire de fautes était l’invitée de David Abiker, samedi matin, pour revenir sur la réforme de l’orthographe, qui suscite de vives réactions.

Pas moins de 2.400 mots pourront s’écrire plus simplement à la rentrée prochaine. Sandrine Campese, coach en orthographe et auteur du blog Plume à poil, était l’invitée de David Abiker sur Europe 1, samedi matin, dans C’est arrivé cette semaine. Alors que la réforme de l’orthographe sera appliquée en septembre prochain, cette spécialiste a réagi.

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Réforme de l’orthographe : 10 raisons de ne pas y être opposé

ognon« Gloire à la médiocrité ! », « Pays de merde ! », « J’ai mal à ma France ! », « C’est horrible ! », « Un vrai scandale ! », « Destruction de notre culture ! », « Quelle honte ! », « C’est une catastrophe ! », « Bienvenue en idiocratie ! ». Depuis hier matin, les réseaux sociaux s’enflamment. La cause ? Des tolérances orthographiques élaborées il y a 26 ans feront leur entrée dans les manuels scolaires à la rentrée prochaine.

Passé la vive émotion, totalement compréhensible, on peut s’interroger sur la vraie nature de cette réforme, exemples à l’appui. Amoureuse de la langue française, j’ai décidé, pour une fois, de me faire l’avocat(e) du diable !

1. C’est un vieux cheval de bataille

Déjà, en 1550, il était question de rendre l’orthographe conforme à la prononciation, pour permettre au peuple, principalement constitué de paysans illettrés, d’avoir une chance d’accéder aux livres, et donc au savoir (déjà, le nivellement par le bas !). Si l’on en croit les mauvaises langues, c’est l’inverse qui se produisit. Henri Estienne, imprimeur du roi François Ier, aurait fait exprès de complexifier le français en lui ajoutant des lettres venues du latin et du grec. C’est ainsi que l’orthographe française, d’abord phonétique, serait devenue étymologique. Par la suite, les réformes se sont succédé : 1718, 1740, 1835, 1878 et 1990, époques à laquelle, rappelons-le, le langage SMS n’était pas entré en vigueur.

2. Elle ne marquera pas l’histoire de notre langue

La réforme de 1990 est sans commune mesure avec celle de 1835, qui a conféré à l’orthographe française sa tournure contemporaine. Parmi les rectifications majeures, le passage de « oi » à « ai ». Jusqu’alors, on disait « français » mais on écrivait « françois ». La graphie a fini par se conformer à la prononciation. Autre changement : le pluriel en « –nts ». Auparavant, on écrivait des dens, des enfans, des savans… Comment l’opinion a-t-elle accueilli cette « révolution » que personne aujourd’hui n’oserait remettre en cause ? Difficile à dire : les réseaux sociaux n’existaient pas…

 3. Elle n’est pas sortie du chapeau de quelques illuminés

Des experts ont été réunis en un Conseil supérieur de la langue française. À sa tête : Bernard Cerquiglini, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, spécialiste de l’histoire des langues. Les autres membres sont tous d’éminents linguistes, grammairiens, professeurs, éditeurs de dictionnaires… De plus, ces modifications ont reçu la bénédiction de l’Académie française, autorité dont tous les amoureux de notre langue, parmi lesquels les puristes les plus tenaces, se réclament aujourd’hui.

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À trancher une bonne fois pour toutes : « par contre » ou « en revanche » ?

dicoVoici une querelle bien connue des grammairiens qui a divisé nos meilleurs auteurs. Commet-on une faute en employant la locution « par contre » ? Avez-vous le droit de reprendre votre voisin sans risquer de passer pour un vilain puriste ? N’y a-t-il qu’« en revanche » qui trouve grâce à vos yeux ? En lisant ce qui suit, vous pourrez vous décider en connaissance de cause, et, le plus important, justifier votre choix avec de solides arguments !

« Par contre » est une vieille locution

On aurait tort de penser que la locution « par contre » est d’apparition récente, et qu’elle est le reflet d’une époque où « tout fout l’camp », où l’on ne sait plus parler correctement. Corrigeons cette idée reçue sans plus tarder : « par contre » a été attesté pour la première fois au XVIe siècle dans les écrits de Jean Calvin, un pasteur et un théologien pas particulièrement porté sur la fantaisie. De la même époque datent les équivalents anglais (calque du latin) per contra et italien per contro, qui se sont imposés sans difficulté.

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Vous avez le choix ! Ces mots à deux orthographes

Qui a dit que le français étcleait une science exacte ? Preuve que l’orthographe est en constante mutation, certains mots de notre belle langue ont deux orthographes, parfois même trois ou quatre ! Généralement, une graphie vieillie existe aux côtés d’une graphie moderne, cette dernière n’ayant pas réussi à chasser définitivement son ancêtre. Voici une liste de dix termes que nous pouvons écrire de différentes façons. Bien sûr, le contexte peut parfois nous aider à choisir.

 Bistro et bistrot

Les deux graphies sont apparues à la fin du XIXe siècle, à quelques années d’écart. L’étymologie la plus répandue est une adaptation du russe bystro signifiant « vite ». Selon l’anecdote, les cosaques occupant Paris en 1814 prononçaient ce mot pour être servis plus rapidement au cabaret. Cette origine a finalement été écartée pour des raisons chronologiques.

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Le mot juste : chaussure ou soulier ?

soulier
Pour aborder sereinement la rentrée, plus question de se lever du mauvais pied : vous avez troqué vos tongs et vos espadrilles contre une paire de souliers flambant neufs. Enfin, de chaussures ! Souliers, chaussures… c’est la même chose, non ? Pourtant, aux Galeries Lafayette, le rayon permettant d’habiller ses pieds est très explicitement nommé « chaussures et souliers ». Si ces deux mots étaient synonymes, pourquoi le grand magasin s’évertuerait-il à faire le distinguo ? Pour être fixés, ouvrons le dictionnaire !

Chaussure, le terme générique

Comme son nom l’indique, la chaussure sert à « chausser », à envelopper le pied. Or le verbe chausser est issu du latin calceare, lui-même dérivé de calceus signifiant « soulier ». Par conséquent, c’est la chaussure qui a emboîté le pas au soulier, et non l’inverse.

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Disque dur, virus, capture : votre ordinateur vous veut-il du bien ?

Fini les vacances ! À part queordilques chanceux qui n’ont pas encore rangé leurs parasols, nous avons tous repris le « chemin des écoliers ». Et si, durant l’été, nous étions parvenus à laisser de côté notre ordinateur, afin de « déconnecter » comme on dit, ce dernier est de nouveau omniprésent dans notre quotidien. Cette rentrée est l’occasion de nous interroger sur les mots de l’informatique et de l’internet que nous employons chaque jour. Constat troublant : la plupart d’entre eux relèvent d’un champ lexical plutôt inquiétant ! Pour en juger, voici quelques exemples qui ne laissent pas indifférent.

Un monde de brutes ?

Vous tapez sur un clavier, vous écrasez un dossier, vous exécutez une tâche, vous éjectez un disque, vous rognez une image, vous coupez ou supprimez un fichier… La liste est longue des verbes de l’informatique qui dénotent une certaine violence.

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Voltaire, le jongleur de lettres

voltaireSi, par sa correspondance fleuve et ses voyages, Voltaire a abreuvé l’Europe de français,s’il a été un précurseur dans la modernisation de notre graphie, s’il a enrichi notre vocabulaire (tout en bannissant les abus de langage), il aimait par-dessus tout jouer avec les mots pour créer pseudonymes et devises, rébus et devinettes. Cette facette du philosophe, parfois méconnue mais qui transparaît dans le nom qu’il s’est choisi et qui est passé à la postérité, témoigne de sa finesse et de sa facétie. La preuve par six.

AROUET

C’est le vrai nom de Voltaire, dont la consonance – « à rouer » – prit tout son sens le soir du 6 février 1726. Au sortir d’un dîner chez le duc de Sully, des hommes de main du chevalier de Rohan – à qui Voltaire avait lancé la fameuse pique « Mon nom je le commence, vous, vous finissez le vôtre ! » – se jetèrent sur lui et le rouèrent de coups de bâton. Alors âgé de 32 ans et poète à succès, il sera marqué à vie par cet épisode malheureux.

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