Archives de Catégorie: Insolite
Il en manque un bout !
Comment l’expression familière « bout de chou » (qui désigne un enfant mignon) est-elle devenue « bout’ chou » sur ce panneau ?
Elle a été victime non pas d’une mais de deux amputations !
De « bout de chou » à « bout d’chou »
Ici, le « e » de la préposition "de" a disparu à l’oral, permettant une prononciation plus rapide. Or, cette nouvelle prononciation a fini par être retranscrite à l’écrit. Ce procédé, consistant à tronquer la fin d’un mot (qu’il s’agisse d’une lettre, d’une syllabe ou d’un son) est une apocope. Elle est très pratiquée par les gens « qui mangent leurs mots ». Par exemple, utiliser « t’ » à la place de « tu » (comme dans « t’as raison ») est une apocope. Prononcer "Mitt’rrand" au lieu de "Mitterrand" est une apocope. Oui, mais si l’apocope permet de gagner du temps, comment se fait-il qu’à Marseille, on ajoute à « pneu » (l’apocope de « pneumatique ») le son [eu] pour faire « peuneu » ?!!
Boulettes en papeterie
Bernard Bourée, Viticulteur
Notre patronyme oriente-t-il, plus ou moins consciemment, notre destinée ?
Ceci expliquerait pourquoi Pierre Bourée (le père de Bernard) décida, à la fin du XIXe siècle, de reprendre un commerce de vin et de lui donner son nom.
Comble de l’ironie, il choisit de planter sa vigne au lieu-dit "la Justice", situé en bordure est de la D 974 (Dijon-Lyon).
Certes, à l’époque, l’adjectif argotique "bourré" n’est peut-être pas encore entré dans le langage populaire. Il n’en demeure pas moins que, de notre point de vue, Bernard Bourée est un aptonyme, c’est-à-dire un patronyme dont le sens est lié à l’activité de celui qui le porte. L’aptonymie peut aussi porter sur les caractéristiques physiques ou morales d’une personne. Dans tous les cas, on pourra dire qu’elle "porte bien son nom" !
Le fait que les deux mots – ici Bourée et bourré – n’aient pas la même orthographe n’est pas gênant. Ce qui compte, c’est qu’un rapprochement puisse être spontanément établi, même s’il n’est que phonétique.
Et si notre viticulteur s’était appelé Bernard Sobre ? Alors, ce serait un contraptonyme !
Et vous, connaissez-vous d’autres exemples d’aptonymes et de contraptonymes?
La librairie…au sens large !
Gazon maudit
Extrait d’une conversation entre deux promeneurs au château de Fontainebleau.
- Hé ! Regarde ce qu’il y a écrit sur ce panneau, c’est absurde ! Si la pelouse était "interdite", il n’y aurait pas de pelouse du tout ! Je veux dire, on ne l’aurait pas fait pousser à cet endroit. Ce qui est interdit, c’est l’accès à la pelouse. Tu suis?
- Ben on dit bien "sortie interdite" et personne ne s’en plaint.
- Oui, car il est interdit de sortir. Dans notre cas, est-il interdit de "pelouser"?
- Mouais… Tu verrais quoi à la place?
Cuisine au gaz
Ce restaurant, situé à Courbevoie (92), tire son nom d’un vin rouge de Bergerac. Mais ne vous y trompez pas : étymologiquement "Pécharmant" vient du français médiéval pech (colline) et signifie donc "colline charmante". Ouf !
Dans le 7e arrondissement de Paris, Le Marcel Prout, restaurant "gay friendly" de spécialités du Sud-Ouest, est réputé pour son cassoulet…
Sens interdits
Paix à sa lame !
C’est pas un peu tiré par les cheveux?
Les enseignes de nos coiffeurs parisiens fourmillent de petits calembours en franglais. Florilège.
Quant au salon SOLID’HAIRde Bruxelles, il n’a pas jugé utile de faire apparaître son nom sur la devanture (allez savoir pourquoi!):

Rue Léon Lepage 6 1000 Bruxelles
Bon d’accord, je suis un peu injuste. Il y a tout de même un effort de recherche de la part de ces petits coiffeurs. Et puis ça change des grandes enseignes qui se sont contentées d’utiliser le nom de leur fondateur, sans savoir qu’ils portaient tous un prénom composé: Jean-Louis, Jean-Claude, Jean-Marc…et Jean-Passe !














